samedi 31 décembre 2011

Un Noël en cale sèche - Ste Lucie - le 30 décembre 2011

Après un super petit séjour à la Martinique nous arrivons à Ste Lucie.  Au mouillage,  le capitaine se rend compte que l’étrave de la coque bâbord est endommagée.   Une heure plus tard Méridien se retrouve sur le dur au chantier IGY de Rodney Bay.  Une petite réparation d’environ 24 heures. 
L’amirale se dit que l’arbre, Capitaine Crochet que nous avons frappé sur la route de la Martinique doit en être la cause mais le capitaine argumente que c’est impossible depuis tout ce temps, il aurait vu la blessure de Méridien.  L’amirale, lui rappelle que lors de notre traversée en 2009, nous avons mis une semaine, sinon plus, à réaliser que la porte du canot de survit avait implosé.  L’intuition de l’amirale était bonne – nous avons retrouvé quelques brins d’écorce sur l’étrave. 
La réparation s’amorce rapidement et pendant ce temps le capitaine vérifie les hélices afin de s’assurer qu’il n’y a pas d’autres séquelles.  Il se rend compte qu’une des hélices ne tourne pas à la renverse et que les pales accrochent.   Capitaine Crochet a donné un dernier grand coup sur l’hélice avant de se sauver dans les vagues. 
Catastrophe!!!!  22 décembre, il faut commander l’hélice aux États-Unis, je vous épargne les détails qui viennent avec la crise et de plus, du 24 au 27 c’est congé.  Fedex a beau être express - congé oblige.  Le cadeau de Noël arrivera le 28, alors il faut s’y faire nous passerons Noël en cale sèche.  De la bouette lorsqu’il pleut, du sable lorsque c’est sec, le cockpit de Méridien se transforme en carré de sable boueux selon les caprices de Miss Météo.  Sans oublier les moustiques qui sont en grandes formes et les toilettes qui sentent la bécosse à plein nez car il n’y a pas de col de cygne (ptrap).  Joyeux Noël tout le monde! 
Heureusement, il y a les bateaux copains qui nous supportent moralement.  Nous passerons malgré tout une super belle veille de Noël au condo d’Océane II.  Pour ceux qui nous suivent depuis 2009, c’est grâce à Jean, le capitaine d’Océane II que nous avons fait la Caribbean 1500.   Une très belle soirée, qui nous a rappelé le Noël  de chez-nous.
Question d’ethnographier, le matin de Noël, nous nous rendons à la messe à Gros Islet.  Cette petite communauté est une enclave autochtone située à Rodney Bay qui est le pôle touristique au nord de l’île.  La communauté de Gros Islet est en quelque sorte isolée du reste de l’île par la communauté blanche saisonnière (complexes hôteliers, villas, condos, méga yachts, centre d’achat etc.  Gros Islet est renommé pour son Jump Up du vendredi soir et peu à l’occasion avoir mauvaise réputation.  Quelle belle découverte!  Une messe de deux heures, un peu long en effet mais cela nous a permis d’ethnographier.  Nous en sommes sortis rafraîchit.  De très belles décorations de Noël, des chants un peu gospel et un très bel accueil aux touristes y sont surement pour quelque chose.   On en est sorti de très  bonne humeur et la journée de Noël fut délicieuse.   
Le 28 décembre est finalement arrivé apportant avec lui notre hélice.  Le 29 Méridien  flotte  à nouveau.  Direction marina – question de laver le pont et le cockpit.  Oh malheur! – on ne peut remettre le congélateur en marche.  Étant donné que le congélateur fonctionne à l’eau salée, lors de la sortie de l’eau nous avons apporté les aliments congelés au condo chez Océane II.  Une troisième mini­-crise qui se termine par l’ajout de fréon   et tout revient à la normale dans les 24 heures. 
Nos doigts sont croisés,  en espérant que les pépins soient terminés pour la saison, sinon pour cette année……
Bonne Année à tous – Joie, santé et prospérité.  
Voir de nouvelles photos dans l’album photos.    

lundi 19 décembre 2011

Enfin une prise honorable - le 18 décembre 2011

Ca y’est le vernis est terminé, nous quittons Bequia après un peu plus de deux semaines.  Cap sur la Martinique question d’aller faire des épiceries pour Noël, des provisions pour l’hiver et une bonne coupe de cheveux est grandement nécessaire pour l’équipage.  Ce fut une belle et longue traversée, 85mn en 13.5 heures.   Méridien a fait de la belle voile, du moteur, de la voile au moteur et du moteur à voile… 
Mais revenons sur Bequia, deux semaines durant lesquelles nous n’avons pas chômé.  Entre le décapage, le sablage et le vernis, nous avons accomplis de nombreux  autres  travaux afin de maintenir Méridien en forme.  Je sais, le vernis c’est de l’esthétique ce qui n’a rien à voir avec la mise en forme mais que voulez vous il est un peu coquet notre Méridien.  
Alors, le lendemain de notre arrivée, la personne que nous avions contacté, Winfield Sargeant, mieux connu sous le nom de Friendshipside, débute les travaux. 
La première semaine, les averses sont au quotidien, il se concentre alors sur l’intérieur.  Le carré ainsi pris en otage, ceci signifie six soupers au resto.  Il est impossible de cuisiner avec les bordures du comptoir fraichement vernis.  Une fois le scellant appliqué, il applique six couches de vernis nécessitant 24 heures d’attente entre chaque couche.  Alors inévitablement, le carré (notre espace de vie) devient bordélique car chaque journée apporte sa couche de poussière, (sablage oblige).  La deuxième semaine, la météo permet à Friendshipside de s’attaquer au vernis extérieur. 
Tout compte fait, le tout c’est très bien passé, il est très méticuleux et travaille bien.  Nous sommes assez satisfaits du résultat, compte tenu du fait que le bois était très endommagé par le soleil et l’eau. 
Voici donc quelques photos des travaux :

Décapage


L'artiste à l'oeuvre

L'intérieur est terminé, on retire le ruban

Application du vernis



Friendshipside apporte la table chez lui

Voici les résultats :




Nous quittons Bequia aux aurores, c’est le calme plat dans Admiralty Bay.  Le soleil commence à peine à se pointer.  On lève les voiles et le vent du canal de Bequia nous transporte à très belle allure.  Comme toujours, à la hauteur de l’île de St Vincent le vent tombe coupé par les montagnes de l’île.  Comme il en a l’habitue, le capitaine met la ligne à la traîne et comme d’habitude l’équipage l’oublie car à date l’histoire a démontré que la pêche miraculeuse ce n’est pas pour nous. 
Dans le canal de St Vincent le vent d’est reprend de plus belle et nous faisons de la voile comme on rêve tous d’en faire.  C'est-à-dire on avance et la mer est calme.  Magnifique! 

Nous arrivons au large des Pitons, la vitesse diminue et tout à coup la ligne se défile.  Il arrive souvent qu’elle se défile, mais habituellement, après quelques minutes le poisson se sauve avec le leurre.  Cette fois-ci par contre, le combat s’étire.  On commence à prendre cela au sérieux.  Tellement énervés et pas habitués à attraper un poisson, nous oublions de faire la vigie.  Tout à coup, Bing!Bang!Bang! sous le bateau.  Heureusement plus de peur que de mal.  Un immense tronc d’arbre sort d’entre les deux coques.  D’assez gros diamètre, il devait faire 5-6 pieds de long, affublé d’une branche genre Capitaine Crochet.  Fiou! Heureusement que le crochet ne s’est pas accrocher à l’étrave d’une des  coques  ou dans le safran.  Cela nous sert de leçon, l’amirale fait la vigie et le capitaine ne lâche pas prise.  Finalement, il sort un méga (pour nous) wahoo.  Quelle belle prise, 46 pouces de long, malheureusement on ignore le poids.  Je vous jure ce n’est pas une histoire de pêche, voyez par vous-même.





        

Nous arrivons au mouillage dans la baie de Ste Anne, il est 19:15 - la noirceur totale. Nous jetons l’ancre, la fatigue est au rendez-vous, mais un souper au wahoo accompagné d’un bon vin blanc nous remettra sur le piton. Quelle belle journée nous avons vécu!

À Ste Anne nous retrouvons des bateaux copains. Les journées et les soirées sont bien remplies. Dans quelques jours nous partirons passer Noël à Ste Lucie.


dimanche 4 décembre 2011

En route vers Bequia – le 28 novembre 2011

La sortie de Carriacou et l’entrée à Union se sont faits en moins de quatre heures y compris la navigation entre les deux.  Les douaniers de ces deux îles peuvent parfois être casse-pieds mais cette fois-ci, ce fut agréable. 
Depuis notre arrivée se sont surtout les bras qui se sont fait allés, alors il est temps de se délier les jambes.  Nous montons sur Fort Hill, petit promontoire où se situent les ruines d’une forteresse offrant un magnifique point de vue sur Clifton et les environs.     
video


Vous voyez l’ancrage de Clifton avec Petit Saint Vincent tout au fond, ensuite Palm Island en arrière plan.  À l’horizon  au bout de la piste,  les Tobbago  Cays, à la gauche de ces îles,  l’île de Mayreau. 

Nous mouillons devant Petit Saint Vincent et marchons sa magnifique plage.  PSV est une île privée avec son petit hotel deluxe.   Si l'endroit vous intéresse voici le lien : http://www.petitstvincent.com/



On ne peut aller sur PSV sans se rendre avec l’annexe sur Mopion.  L’îlot de Mopion est à environ 1 km. de PSV, on préfère toujours s’y rendre en annexe.  Dommage le soleil n’était pas au rendez-vous, mais nous sommes seuls, encore des moments privilégiés. 


  
Depuis le départ de la Grenade nous avons fait très peu de navigation.  Entre la Grenade et Carriacou peu de vent, ce fut génois-moteur, toutefois l’espace d’un instant nous avons vu une baleine et quelques dauphins.  Entre PSV et le Tobbago Cays, belle petite traversée toutes voiles dehors.  La traversée de 18mn entre les Tobbago Cays et Bequia fut vraiment notre première navigation de la saison.  Près bon plein, avec deux ris, superbe pour nous, mais je ne crois pas que des invités à bord auraient appréciés. 

Nous quittons les Tobbago Cays pour aller sur Canouan
Les deux prochaines semaines se passeront à Bequia et seront sûrement bien remplies car nous  avons donné un contrat afin de refaire le vernis de la table du cockpit, le bois extérieur, le cadre de la porte du carré et les bordures des comptoirs.  Nous espérons que tout ira pour le mieux…car dans les îles on ne sait jamais….  Histoire à suivre.