vendredi 12 octobre 2012
vendredi 21 septembre 2012
samedi 12 mai 2012
En mode retour (suite & fin) - le 12 mai 2012
Une traversée misérable sur Bequia – pas belle pantoute!! Le capitaine a décidé de passer à l'est de St-Vincent, c'est à dire du côté au vent de l'île. Un très gros squall nous est tombé dessus.
Nous passons quelques jours à Bequia et mettons le cap sur les Tobbago Cays où nous passons une semaine à faire du vernis (et oui encore du vernis) et de l’apnée. Beaucoup de vernis et très peu d’apnée. Les vents sont forts, les averses fréquentes, tout nous incite à travailler. Alors on se fait aller le pinceau. Winfield nous avait donné de très bons conseils en novembre dernier, le capitaine avait prit des notes, alors on s’applique.
La descente sur la Grenade se fait sans histoire. À St Georges, nous achetons une machine à coudre. C’est dans un magasin Singer, et oui dans les îles ils ont des magasins Singer, qui vendent surtout des meubles. Nous passons également quelques jours à la marina de Port Louis, question d’avoir beaucoup d’eau afin de débuter le grand nettoyage du printemps.
C’est le retour à Grenada Marine avec son rituel de travaux qui n’en finissent plus, afin de bien préparer Méridien à la saison des ouragans. Cette année je vous épargne les détails du frotte-frotte–nettoie-nettoie-range-range. La saison des pluies se fait déjà sentir, les averses sont régulières, l’humidité accablante et la cours du chantier toujours aussi boueuse. Heureusement, malgré les travaux, nous passons de bons moments en compagnie de Gilles et Claudie d'Alliance Ciapy.
On parvient à terminer le tout l’avant-veille du départ. Enfin, nous aurons une petite journée de répit pour faire un petit tour de l’île.
On parvient à terminer le tout l’avant-veille du départ. Enfin, nous aurons une petite journée de répit pour faire un petit tour de l’île.
Je vous laisse avec quelques photos de la fin de la saison.
Bon été à tous, nous serons de retour vers la mi-octobre.
| Dans les Tobbago Cays je comence à décaper et... |
| ...le capitaine s'occupe du vernis... |
| ...et les averses nous tombent dessus régulièrement |
| En route vers la Grenade - un arrêt à Sandy Island |
| Achat d'une machine à coudre à St George - gros projet de couture l'automne prochain |
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| L'Unifolié a perdu de son éclat - il en faudra un nouveau la saison prochaine |
| Voici un aperçu du rangement pour la saison des ouragans - tout est rangé sous vide |
| Nous louons un petit cottage les derniers jours avant la fermeture du bateau - un magnifique manguier trône au centre du patio |
| Un arrêt à Belmont Estate |
| Lunch à PetitAnse, très beau site au nord de la Grenade |
| Nous terminons le tour de l'île en compagnie des singes Mona |
samedi 28 avril 2012
En mode retour - le 13 avril 2012
La traversée de Montserrat vers les Saintes ne fut pas de tout repos. Dix heures de navigation. Du vent la moitié de la route, le reste au moteur tout en se faisant bien balloter par des vagues bien présentes.
Aux Saintes on récupère notre nouvelle acquisition que Jean, d’Océane a eu la gentillesse de nous rapporter de St Martin. Voir photos à la fin du texte.
Le mouillage des Saintes étant très rouleur, on quitte vers la Dominique avec Gobe Sous et Océane. Une belle traversée sans histoire et nous mouillons devant Roseau. Nous y retrouvons, Tenace, Absaroque, Sea Kite, Cigale et faisons connaissance avec Umialtak, une jeune famille qui a traversé l’Atlantique à l’été 2011 pour revenir sur les Antilles en à la fin de 2011. Il y en a de plus braves que nous n’est-ce-pas? J’ai mis l’adresse de leur site Web tout au bas de ma liste de blogues. Karine et Bernard je pense que cela pourrait vous intéresser.
Toujours est-il qu’avec cette joyeuse bande de navigateurs nous retournons faire la randonnée du lac Bouillante. Et oui, une deuxième fois en deux mois. Je vous épargne l’album photos, mais je n'ai pu résister à la photo traditionnelle.
Pour certains, c’était une première expérience, pour nous la piste nous apparaît plus facile qu’en janvier et on en profite pour admirer davantage le paysage. Le lendemain, c’est la grande forme et nous tentons de nous rendre aux chutes Victoria.
Nous nous rendons au terminus d’autobus d’où partent les autobus vers Delice, village où sont les chutes. On nous avait mal informé, l’autobus ne quitte pas de ce terminus et on nous envoie d’une station à l’autre. Roseau c'est grand comme ma main. Au bout d’une heure, nous revenons presqu’au point de départ (quatrième station) pour finalement prendre l’autobus vers Delice. L’autobus s’arrête à Petite Savane, village à cinq kilomètres avant Delice. On nous dit qu’on peut avoir un lift sur la route.
Bien entendu on n’a pas eu de lift entre Petite Savane et Delice et nous marchons le 5 kilomètres sous un soleil de plomb, sur une route de bitume en lacet qui monte jusqu’au ciel….. Arrivés au ciel on redescend la route en lacets jusqu’au niveau de la mer. Petit lunch au bord de la mer et on poursuit vers Delice. On arrive vers 13:30, on nous dit qu’il faut retourner sur nos pas pour se rendre aux chutes. Le temps nous manque. Nous n’aurons pas suffisamment de temps c'est-à-dire - revenir sur nos pas, faire la randonnée qui fait environ deux heures et reprendre l’autobus à l’horaire douteux vers Roseau. Les gens du village nous disent qu’un autobus vient conduire des étudiants vers 14:30. Il arrive à 14:45 et le chauffeur nous dit qu’il ne retourne pas sur Roseau, qu’il est le dernier autobus de la journée, qu’il habite Delice et c’est la fin de sa route. Mais……. pour nous rendre service il nous ramène à Roseau pour 50.00EC (soit 20.00US). On discute en lui laissant savoir qu’il se moque de nous – le trajet de Delice à Roseau est 20.00EC pour deux. On peut prendre le risque d’attendre un autre autobus, mais l’heure avance et nous sommes dans la Dominique profonde. Nous n’avons que quelques secondes pour réfléchir, alors on monte. On sait très bien qu’on se fait avoir. De plus il nous paye toute une course. Il roule à toute allure, frôle de près un cycliste et un piéton. Les gens aux haltes d’autobus lui signalent d’arrêter mais il continue sa course – pour nous effrayer j’imagine!!!! A Roseau nous descendons et il poursuit sa route vers le terminus pour reprendre son circuit vers Delice. Une fois de plus on s’est fait arnaquer avec les fichus autobus locaux. Cela avait aussi été le cas lorsque nous y sommes passés il y a deux ans. On en conclu que lors de notre prochain passage, nous ferons comme en janvier, on louera un véhicule, au diable le transport en commun.
Une belle traversée sans histoire sur la Martinique. De belles randonnées avec les bateaux copains sur des pistes que nous connaissons déjà mais qui sont toujours agréables à refaire. Nous y passons du bon temps, puis Méridien met le cap sur Ste Lucie et s’y accroche les coques plus longtemps que prévu. Entre autres, on termine le calfeutrage des fenêtres que nous avions commencé l’an dernier et le capitaine change le scellant aux joints de pont. On fait également réparer une vingtaine de petites fissures dans le gel coat sur le pourtour du trampoline. Ce qui veut dire poncer les fissures et refaire le gel coat. Un séjour de trois jours à la marina et c’est réparé. Heureusement il n’y a pas d’infiltration d’eau sous les fissures. Le travail n’est pas parfait mais le capitaine est tout de même satisfait – on ne peut tout de même pas faire du neuf avec du vieux.
Entre ces travaux, nous en profitons pour faire du social avec les nombreux bateaux copains.
Plusieurs bateaux copains quittent et le congé de Pâques se pointe. Nous célébrons le souper de Pâques en compagnie de Dame Licorne et de 1ière Escapade. Et oui nous avons même bouffé du Jeannot Lapin en chocolat et même pas de sablr e entre les dents. Quelques jours plus tard nous mettons le cap sur Bequia.
Nous sommes vraiment en mode retour ce qui signifie : fin de la saison. Retour sur Grenada Marine pour une troisième année. Méridien retourne au sec le 4 mai et nous rentrons sur Ottawa le 13.
| Depuis l’achat de la génératrice, on se paye de beaux concerts Honda, question de recharger le parc de batteries trrrrrrrtrrrrrtrrrr.... |
| La bande de joyeurx navigateurs sur la piste du lac Bouillante |
| Descente du ciel vers la mer |
Migrateur (le petit frère de Méridien) et capitaine Réjean, reprennent la route vers la Grenade
Une randonnée dans Castries avec les bateaux copains - on ne passe pas inaperçus
| On s'arrête devant la résidence du gouverneur |
| Apéro avec Clodie et Gilles à bord d'Alliance Ciapy |
Apéro à bord de Méridien, les capitaines sur le pont...
| ...les amirales dans le cockpit |
Réparations des fissures
Ca progresse!
| On célèbre Pâques avec Carol, Lucie et Marc Antoine |
vendredi 6 avril 2012
jeudi 29 mars 2012
Montserrat – comme à Pompéi – le 21 mars 2012
Juste avant de quitter Antigua, nous trouvons un résident à bord. L’an dernier un serpent, cette année un lézard. Que nous réserve l’an prochain?
La petite bête ne nous empêche pas de quitter Antigua et une très belle navigation sous spi nous transporte sur Little Bay au nord de Montserrat
Christophe Colomb la nomme Montserrat car elle lui rappele le paysage du monastère Santa Maria de Montserrate en Catalogne. L’île fut en grande partie colonisée par les Irlandais catholiques fuyant l’assimilation protestante. La colonisation Irlandaise y laisse sa marque car on y retrouve des noms tels que O’Brien, Riley et White. On célèbre en grand la St Patrick. Durant notre passage une semaine de festivités y sont organisées et le 17 mars est journée fériée.
Contrairement aux autres îles anglaises, Montserrat est toujours un territoire d’Outre-mer de la couronne britannique. Toutefois, ce n’est pas la royauté qui nous attire à Montserrat mais bien la Souffriere Hill, son monstre de volcan. Vous vous souvenez de février 2010, alors que nous étions en Guadeloupe, une pluie de cendre était tombé sur Méridien. Par mesure de sécurité, Montserrat était proscrit cette année là. Bien qu’il crache toujours assez régulièrement, le Montserrat Volcano Observatory (MVO) suit l’évolution du phénomène. Nous consultons le site internet du MVO et décidons que c’est un bon temps pour s’y arrêter.
Montserrat fait 39 milles carrés. Il ne reste que 4 800 habitants dès 12 000 qu’elle comptait en 1995. Les vingt dernières années ont été accablantes pour cette île qu’on surnomme «Emerald Island». En 1989, l’ouragan Hugo dévaste l’île. Au début des années 1990, plusieurs secousses sismiques se font sentir. À l’été 1995 la Souffriere Hill s’éveille et frappe Plymouth, sa capitale. En 1996 une partie du dôme s’effondre et la ville est à nouveau recouverte de cendre et de débris. En 1997 de nouvelles éruptions volcaniques détruisent la banlieue de Plymouth et les communautés environnantes. L’éruption fera trente morts. Plymouth est ensevelie. Les bâtiments ont complètement disparus, d’autres sont à moitié ensevelie, de la cathédrale il ne reste que le clocher de visible. Ceci démontre l’épaisseur des sédiments.
La partie sud de l’île (la moitié de l’île) devient une zone interdite et les gens se relocalisent au nord de la zone sinistrée. De 2003 à 2009 le dôme du cratère continue petit à petit à s’effondrer. De ces explosions, émanent des nuages de cendre qui contiennent des tonnes de sédiments qui continuent à s’accumuler et d’ensevelir le sud de l’île. À chaque pluie diluvienne, s’ajoutent des coulées de boue qui font route vers le bas. Ce qui s’est produit en février 2010 c’est la fin de l’effondrement du dôme qui a provoqué une fois de plus, une coulée pyroclastique. Les cendres ont atteint jusqu’à 50 000 pieds d’altitude et en retombant la coulée transportant des tonnes de débris a agrandi les limites de la côte de l’île de centaines de mètres dans l’océan. Le guide nous expliquait qu’une coulée pyroclastique contient des cendres chaudes, des fragments de roches et des gaz. Ce beau cocktail frise les 800 degrés Celsius. Ces coulées produisent le même effet qu’un glissement de terrain ou une avalanche.
Me voici en compagnie de notre guide qui a dû évacuer et abandonner sa maison lors des éruptions. Bien que sa maison n’ait pas été ensevelie, elle était en zone sinistrée. Il nous y a amené. Dans ce petit quartier, la nature a repris son cours. La route qui nous y mène est devenue une piste, on ne voit plus les maisons, tout n’est que végétation.
Nous constatons que Montserrat ne se laisse pas vaincre et malgré la diminution de sa population, elle livre toujours bataille contre le volcan. De grands projets sont prévus. Un plan urbain de reconstruction à Little Bay, des aménagements pour la construction d’une jetée et d’une marina. Un centre culturel et un marché public ont déjà vus le jour. Mais tout reste à faire.
Notre court séjour nous a permis de constater les premiers soubresauts d’un projet de grande envergure. On se demande : Combien de temps faudra t-il pour réaliser un tel projet?
Deux nuits à se faire brasser le popotin à cause de la houle qui entre dans la baie suffisent pour nous faire lever l’ancre. Nous quittons au petit matin et passons du côté ouest de l’île, soit devant Plymouth. Tout au sud de l’île une nuée de souffre vient nous saluer en nous chatouillant les narines d’une odeur d’œufs pourris.
Salut Montserrat à l’an prochain peut être!
L'album photos Montserrat est en ligne
L'album photos Montserrat est en ligne
vendredi 9 mars 2012
Antigua et Barbuda - le 9 mars 2012
Voir aussi blogue et album photos: Antigua – 25-31 janvier 2010.
Francine et Claude arrivent et nous mettons le cap sur St John question d’y passer l’après midi. St John’s compte environ 25 000h. La ville est dominée par la cathédrale Saint John’s the Divine toujours en rénovation. Une visite au marché, promenade dans les rues, observation du touriste des bateaux de croisière et le tour est fait. Le mouillage n’étant pas très invitant nous allons ancrer à Deep Bay, d’où nous quittons vers Barbuda. De forts vents s’annoncent vers la fin de la semaine, c’est la seule fenêtre que nous avons pour nous y rendre.
Pour la petite histoire, Christophe Colomb a découvert Barbuda en 1493. En 1685, la famille Codrington loue l’île de l’Angleterre, y fait de l’élevage mais principalement le commerce des esclaves vers les autres îles. De cette époque il ne reste que le nom de Codrington, donné à l’immense lagon et à l’unique village qui compte les 1500 h de l’île vivant de la pêche et du tourisme.
L’île est située à 25 milles au nord d’Antigua, au milieu d’un plateau corallien, dont le plus haut sommet (The Highlands) est à 60 mètres. Elle fait 160km². Pas de construction majeur sur le littoral, d’où le plaisir de marcher sur d’interminables plages de sable blanc et rose serties de banc de coraux.
La traversée sur Low Bay fut sans histoire. Dès notre arrivée nous faisons les arrangements pour visiter la réserve ornithologique abritant une importante communauté de frégates noires. On se demande : Est-ce un attrape-touriste? Quelle chance! Nous sommes seuls avec notre guide et nous y rencontrons Sarah Trefy, une Canadienne qui fait sa maîtrise sur les frégates à l’université du Nouveau Brunswick à Fredericton. Elle vient régulièrement y observer et étudier les frégates.
De belles marches sur la plage déserte de Low Bay nous font sentir privilégiés, mais une houle du nord s’annonce. Nous quittons Low Bay et mettons le cap sur Cocoa Point, y ancrer pour la nuit. Bien que nous soyons protégés, nous sentons la houle passer sous le bateau et les déferlantes nous empêchent de «beacher» l’annexe sur la magnifique plage.
Du cockpit, nous entendons un son d’hélice dans le ciel. Il s’agit du Dragon, l’hélicoptère du CROSSAG, organisme français de sécurité et de sauvetage en mer. Un membre d’équipage sur un voilier voisin doit être évacué d’urgence et le CROSSAG vient à sa rescousse. Un médecin descend à bord, mais la personne devra être évacuée à bord du Dragon sur Pointe à Pitre. Quelle matinée!
Une nuit rouleuse et l’impossibilité de se rendre à terre à cause des déferlantes sur la plage, nous poursuivons vers Spanish Point, au sud-est de l’île. Nous nous ancrons entre les récifs et Méridien est bien protégé de la houle. Nos amis s’initient à la plongée en apnée et une excursion sur le côté Atlantique nous fait apprécier le calme de la côte Caraïbe.
De Spanish Point, nous partons en taxi (pas d’autobus sur l’île), vers Darby Cave. Il s’agit d’un des quelques points d’intérêts, où se trouve un micro climat de forêt tropicale en pleine forêt sèche. Il faut environ 45 minutes de marche à partir du point de départ pour s’y rendre. Une belle petite randonnée de deux heures (aller-retour) nous attend. Semble-t-il qu’il nous faut un guide, alors Loose, le chauffeur arrête au bureau du tourisme prendre Zyco et nous nous rendons au point de départ, près des Highlands, à quelques kilomètres de Codrington.
C’est un départ, nous passons à côté des ruines de l’habitation de M. Codrington. Nous marchons depuis au moins 30-40 minutes, et tout à coup Zyco fait demi-tour. Ooups! Mauvaise piste. On se dit ok, il va retrouver la piste et nous continuons, encore demi-tour et ca continue. Après deux heures de «viralliage», de tournage en rond, d’aller-retour et d’égarement dans les fardoches, c’est time-out. On demande de rentrer. Cellulaire en main, (je me dis qu’il devrait avoir un GPS au lieu d’un cellulaire) Zyco nous offre d’appeler un autre guide mais par le temps que celui-ci arrive et encore faut-il qu’il nous trouve dans cette brousse, on décide de prendre la route du retour en espérant la trouver. Bien qu’il n’y soit pour rien, Loose est très embarrassé, ce qui ne semble pas être le cas de notre pseudo-guide. On ne comprend pas le patois qui se discute, mais au ton, on comprend que les couteaux volent bas. Finalement, on retrouve la piste qui nous ramène à l’auto. Claude et Francine s’en sortent avec des égratignures aux bras et aux jambes, Ghyslaine avec une piqure/brûlure qui est toujours sous traitement de Polysporin, seul André est indemne.
Nous sortons de notre mésaventure vers 12:30 et Loose est toujours très embarrassé. Il se dit que nous n’avons toujours rien vu de l’île et nous partons vers les cavernes de Two Feet Bay. Magnifique décor, les cavernes sont impressionnantes et le décor de toute beauté. Malgré tout, ce fut une belle journée et il a bien fallut en rire. On se reprendra pour Darby Cave lors d’une prochaine visite sur Barbuda… mais sans Zyco cette fois….
Le retour sur Antigua est assez rock and roll. Nos amis goûtent à la réalité d’une navigation difficile et Francine fait la rencontre du «splash pit». Les vents annoncés soufflent encore plus à notre arrivée, lorsque nous entrons sur Green Island (à l’est d’Antigua). Heureusement, nous sommes bien protégés par les récifs. Le vent est parfait pour pratiquer le Seakite et des sportifs s’en donnent à cœur joie. Green Island est située à l’entrée de NonSuch Bay. Baie, entourée de villas et de petites stations balnéaires luxueuses. Une randonnée nous mène à Devil’s Bridge, une pointe de terre avançant dans la mer.
Éole nous force à partir car la mer se forme et les déferlantes qui s’annoncent à la sortie de notre antre, font craindre le pire au capitaine. Tout se passe bien et les derniers jours se passent dans des baies sur la côte ouest d’Antigua, où les bateaux se réfugient.
Une tournée de l’île en auto nous permet de constater qu’Antigua n’a pas énormément à offrir et ses points d’intérêts sont souvent difficiles à trouver et mêmes parfois introuvables. Les panneaux de signalisation brillent par leur absence, comme sur la piste de Darby Cave. Toutefois, l’île en offre plein la vue, soit par la beauté des paysages, les plages de sable blanc et la gamme infinie du bleu et du vert de la mer. Semble-t-il qu’il y a 365 plages, une pour chaque jour de l’année. Pour en avoir fait le tour en bateau et en auto, c’est vrai que chaque tournant cache une petite ou grande plage de sable blanc.
Les vacances s’achèvent et nos amis nous quittent pour aller retrouver un tout autre genre de tapis blanc.
J’en avais beaucoup à dire et c’est pas fini. Avant de vous quitter, voici la petite histoire d’Antigua que j’ai négligé d’écrire lors de notre bref passage en 2010.
Vous avez devinez, c’est encore Colomb qui a découvert Antigua. Il lui donna ce nom en l’honneur de l’église Santa-Maria-la-Antigua de Séville. Les Anglais ont récupéré l’île après son abandon par les Espagnols suite à une période de sécheresse. Les Anglais, ont toujours occupé Antigua, sauf pour un an 1766-1767, par les Français. Ce qui en fait une île très britannique. On y sert le thé en fin d’après midi. Barbuda et Redoda (île inhabitée) sont des dépendances. Antigua compte 70 000h et fait 280km². 95% de ses habitants sont d’origine africaine, due au commerce d’importation d’esclaves de M. Codrington. Son point le plus élevé Boggy Peak fait 405m, donc peut d’élévation, peu de pluie.
Indépendante depuis 1981, elle fait partie du Commonwealth. Elle vit surtout de tourisme et de pêche. Beaucoup de richissimes de ce monde y ont leur villa, dont Berlusconi.
Je me dois de parler d’English Harbour, où se situe Nelson’s Dockyard, le plus beau site historique de l’île. L’endroit a été récupéré dans les années 50 et les édifices du temps où Nelson en faisait son repaire ont été restaurés. Disons un petit Upper Canada Village portuaire qui est devenu un parc national, entouré d’un beau décor .
Demain le 10 mars, on met le cap ver le sud. Prochaine destination Montserrat, enfin on l’espère, c’est toujours une question de météo. À la prochaine.
Le nouvel album photos Antigua-Barbuda est en ligne.
Demain le 10 mars, on met le cap ver le sud. Prochaine destination Montserrat, enfin on l’espère, c’est toujours une question de météo. À la prochaine.
Le nouvel album photos Antigua-Barbuda est en ligne.
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