jeudi 1 mai 2014

Les gorges de Zégzèle

Voulant découvrir un peu plus le coin de Saïdia, nous demandons à un ami à la marina si les gorges de Zégzèle valent une visite.  Il nous suggère fortement d’aller nous y promener et nous recommande d’arrêter à Taforalt, manger des côtes de chevreaux.  Taforalt est un tout petit village sur notre circuit dans les Monts Beni Snassen.  

Nous prenons la route vers les gorges de Zégzèle, situées à environ 30 kilomètres au sud de Saïdia.  Questions d’explorer les alentours nous prenons une petite route de campagne qui nous mène à Berkane.  Nous y étions venus en grand taxi en octobre dernier pour y acheter la laveuse à linge, mais avec un tel achat à trimballer, nous n’avions pas étiré la visite. 

Autour de Berkane, on découvre le grenier du Maroc.  Entre la mer et la chaîne de montagnes, la plaine agricole est un plaisir pour les yeux.  Beaucoup d’arbres fruitiers, surtout des agrumes (en octobre on récoltait la clémentine, c'est maintenant à l'orange d'être la vedette, elles sont sucrées et juteuses - tout à fait succulentes), de la vigne (et oui il se fait du vin au Maroc), pommes de terre, oignons, melons, tomates etc....  

Nous avons découvert un beau coin de pays, qui vaut le détour et malgré  la barrière de la langue, des gens super sympathiques.  

Voici donc en résumé quelques images de notre journée.


À Berkane on s'arrête au Marjane (la super épicerie du Maroc). Puisqu'on a l'auto on en profite pour faire certaines provisions pour la saison - c'est tellement moins cher qu'en Europe et surtout tellement plus léger qu'en sac à dos.

Une particularité de Berkane, les maisons sont peintes ocre

Champs de pommes de terre
Un des beaux point de vue dans les gorges de Zégzèle

Tout le long de l'oued Zégzèle les néfliers du Japon poussent à profusion.  C'est le temps de la récolte.  Une découverte pour nous de ce fruit très rafraichissant.  À l'oeil, il est un peu plus gros que le pruneau bleu du mois d'août chez nous.  Il a la couleur de l'abricot et un croisement de goût entre l'abricot et la pêche en plus juteux.  Si vous voulez en savoir plus googler néflier du Japon, Berkane.  

À l'heure du lunch on s'arrête à Taforalt chez le boucher...

…achetons 1 kilo de chevreau, qu'il nous apprête en côtes levées...


…que nous apportons au resto tout à côté, où l'on nous prépare le méchoui, comme ils disent ici


…et voici les côtes levées de chevreau prêt à manger - on ne peut avoir plus frais que cela.
Voici le resto, le boucher est juste à l'arrière
Nous allons ensuite au souk, nous ne pouvons résister aux dattes noires enfarinées, délicieuses et que dire des amandes qu'André est entrain d'acheter à l'arrière.  Miam!
Sur une petit route des Monts Beni Snassen, on dirait un paysage de la Petite Nation
Champs de culture tout au fond de la vallée

Des coquelicots dans un champs d'avoine, je sais l'avoine est clairsemée

Une dame transporte à dos d'âne des cruchons qu'elle vient de remplir à un point d'eau

lundi 28 avril 2014

De retour au Maroc - 28 avril 2014

De retour depuis presque deux semaines le rituel de la mise à l’eau a pris tout notre temps.   

Nous avons retrouvé un Méridien en grande forme.  L’hiver sec du Maroc lui fut  plus favorable que les étés précédents passés dans l'extrême humidité des Antilles.  L’intérieur était intact.  Du sable sur le pont mais beaucoup moins que nous nous attendions.   Un bon arrosage et s’en était fait.


L'activité préférée du capitaine, l'application de l'antifouling...
Mise à l’eau le 23 avril, quel plaisir de réintégrer nos quartiers.  Une mise à l’eau parfaite, à l’heure, comme prévue.  En moins d’une heure nous étions à quai.  Nous sommes vraiment très satisfaits de la marina SaïdiaMed, compte tenu des moyens qu’ils ont, ils font vraiment tout afin de satisfaire les besoins du client.  Pour nous ce fut une belle expérience.  


Mise à l'eau le 23 avril.  Luc et Aline vous reconnaîtrez Kamal en t-shirt aqua
Nous avons retrouvé un Maroc verdoyant, contrairement à l’automne dernier où tout était jaune et rabougri.  Mon livre-guide annonce le printemps comme étant la plus belle saison au Maroc.  La nature se déploie et les touristes ne sont pas encore arrivés. Nous allons donc voir s’il dit vrai en partant 3-4 jours sur la côte nord-ouest et dans les montagnes du Rif.  Vous avez compris que nous partons en auto et non en bateau.


Le paysage verdoyant sur le trajet en train de Casablanca à Oujda, le jour de notre arrivée

dimanche 6 avril 2014

Adieu l’hiver - le 6 avril 2014


La question qui tue?  Comment se passe votre premier hiver depuis quatre ans, trouvez-vous ça long et froid?




La première neige doucement tombée fin novembre était magnifique, même féerique.  

Profitons-en qu'on s'est dit.  On a enfilé nos skis début décembre tout allait bien.  Fin janvier, l’amirale chute en ski et se fracture la tête de l’humérus.  Malheur! 
Le capitaine a poursuivit sa saison de ski et l’amirale a pris son mal en patience.


Alors pour répondre à la question, oui on a trouvé ça frette et cinq mois les pieds dans la neige - c'est long.  

Fin mars, alors que nous étions à Québec, les bancs de neige étaient toujours à la hauteur des toits de maison et une xième tempête de neige nous est tombée dessus. C'est à se demander si c’est l’hiver qui s’accroche ou le printemps qui passe son tour.   

En date du 6 avril, l'hiver persiste toujours et semble ignorer le printemps qui voudrait bien se pointer.  

Le capitaine est tanné de faire du ski, de se les geler et de déneiger alors que l'amirale sort de son hibernation avec un bras à mobilité à réduite. Sérieusement, la récupération suit son cours, tout va bien et nous quittons le 14 avril. 


Avez-vous hâtes vous dites?  On compte les dodos....


À bientôt, parmi les grains de sable du ciel bleu marocain.

lundi 18 novembre 2013

Casablanca - De retour en avril prochain

Bien oui, c’est le choc thermique, mais ne vous inquiétez pas on s’y fait.  Les bas de laine n’ont pas suffit, manteaux, tuques, mitaines et bottes attendent patiement dans le garde-robe.  Depuis le retour, ce n’est pas tellement le froid mais le manque de clarté que nous trouvons pénible.  Les quelques journées ensoleillées ne nous ont pas impressionnées et c’est avec impatience que nous attendons la première bordée de neige - on pourra aller jouer dehors.   

Voici donc un dernier clin d’oeil du Maroc.  Quelques jours à Casablanca et un saut d’une journée à El Jadida.  Casablanca compte plus de 3 millions d’habitants. Située sur l’Atlantique, Casablanca possède des kilomètres de plage. Toutefois, elle n’affiche pas la blancheure de son mythe.  Malgré de beaux quartiers modernes où l'on constate l'aisance de vivre, la pauvreté est omniprésente comme partout ailleurs au pays.  


Voyez les photos de Casablanca en cliquant sur photos à droite.  Cliquer aussi sur vidéos, j'ai ajouté deux vidéos, Casablanca et Fès. 

Le retour sur Méridien est prévu début avril.  Nous passerons sûrement encore plusieurs semaines au Maroc avant de quitter sur les Baléares, la Corse et la Sardaigne.  C'est à suivre…..
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À notre retour, nous découvrons Mylène Paquette qui est à quelques jours d'atteindre son objectif.  Nous sommes conquis par son exploit qui n'a rien à voir avec notre traversée 5 étoiles.   

Les gens nous demandent comment c'était durant la traversée?  Comment se sent-on?  Avez-vous peur seul au milieu de l'océan, rien tout autour où tout peu arriver? etc…..  

Au retour, le texte de Mylène Paquette dans lequel elle rend hommage à la mer nous a vraiment interpellé.  Ce texte traduit très bien le sentiment d'isolement, de vulnérabilité ainsi que les états d'âmes que nous fait vivre une grande navigation.   Alors c'est notre façon de partager avec vous ce que nous avons vécu..

Bonne lecture et bonne réflexion,   


Une lettre à la mer…

Je ne te supplierai pas de me laisser tranquille, c’est moi qui te cherchais. Au moment d’écrire ces lignes, on se prend la tête avec une dernière querelle et comme d’habitude, c’est toi qui aura le dernier mot. J’abdiques certes et je ne cherche pas à avoir raison. Mon ego reste à sa place, bien tapi dans le dernier recoin au sec de mon esprit.
Cher océan, ça fait maintenant quatre mois que l’on partage nos vies et déjà je dois te quitter. Je ne suis pas encore partie que je te fais déjà des promesses. Je te donne ma parole que nous allons nous retrouver. J’ai apprécié chaque moment passé en ta compagnie, mêmes les plus difficiles car ils on su me révéler. Tu m’as permis de me découvrir, me dépasser, me surprendre et le plus important; reconnaître mon humilité. Pour chaque trésor trouvé ici, je veux te dire merci.
Tu reconnais surement ma voix, car près de toi j’ai crié plus d’une fois. J’ai même déjà cru crier de mes poumons mon dernier souffle, je t’ai crié d’arrêter, de me laisser tranquille, de te calmer… Malgré tout, résonnait tous les jours un éclat matinal de ma petite voix du matin, mon célèbre et traditionnel « Hello World » depuis le pont de mon minuscule esquif.
Notre quotidien s’est construit d’horizons merveilleux, de ciels sans obstacles, d’étoiles. D’un lever de lune pleine à un autre et de tes célèbres couchers de soleil, j’ai rencontré ton âme et tes habitants, des êtres surprenants et merveilleux. Chaque jour, j’aperçus l’un d’entre eux que ce soit une baleine, d’adorables globicéphales, des dauphins, des bancs de poissons, du plus petit au plus effroyable du monde, une vieille tortue, des oiseaux, des calmars ou de gracieuses méduses, à chaque fois je me suis adressée à eux avec intérêt, avec déférence. Ici, se respectent et s’achèvent au rythme de ta volonté des milliers d’êtres contribuant au monde soit de leurs chairs soit de leurs ruses, parvenant à maintenir de justesse un équilibre incertain pour construire cet univers marin auquel je tire aujourd’hui ma révérence.
J’ai eu peur de toi plus d’une fois. Maintenant que je t’aime à ce point, j’ai beaucoup plus peur pour toi que pour ma petite personne bien limitée. J’ai peur pour ton âme, mais surtout pour les hommes de la terre qui dépendent tous de toi.
Promets-moi de bien prendre soin des marins de la planète qui te chevaucheront et qui feront passage en tes eaux. De mon côté je te promets de t’être toujours loyale, de leur parler de toi en bien et de louanger ta beauté, ta discipline, tes couleurs et surtout tes habitants. Je leur dirai que tu es forte, mais très fragile, fière, mais modeste et gracieuse, même si tu es horrible parfois, je te ferai toujours honneur. Je leur dirai que je t’ai pardonné chaque querelle, chaque état. Je prierai mes amis les hommes de prendre soin de toi, pour nous, tous les terriens.
Car nous deux, nous savons bien que peu importe l’issue de notre histoire, malgré mon amour à ton égard, je quitterai ce monde bien avant toi, de vieillesse, de maladie ou d’escapades, comme tous mes frères les humains. À nous seuls, nous t’avons fait bien du mal, tu aurais pu m’en vouloir à m’arracher la vie, mais non, tu m’as laissé passer malgré tes états d’âme les plus redoutables. Pour ça, je te dois tout.
Je leur parlerai de toi, je leur dirai à quel point tu es belle, à quel point on ne se soucie pas assez de ton destin. Je leur dirai que tes oiseaux m’ont fait la cour tous les jours, que ton vent peut être aussi doux qu’un matin de printemps et que ton silence peut faire jaillir les plus vieux souvenirs ensevelis aux confins de nos esprits. Je tenterai de leur partager notre histoire pour les en séduire de toi et les faire t’aimer, t’aimer toujours.
Les humains pourront peut-être comprendre que le mal qu’on te fait, nous le faisons d’abord à nous-mêmes. Car après notre départ et celui des oiseaux, tu continueras à éroder les rochers les plus durs de ce monde, embrasser les berges, tout prendre au passage et arracher bien des arbres. Tu déferleras à jamais en toi-même, tu gronderas et toujours, même si l’Homme n’est plus pour écouter de ses sourdes oreilles, tu feras crépiter l’air à ta surface et ainsi créer le plus beau son du monde, soit l’effervescence de tes eaux. 

lundi 4 novembre 2013

C'est presque la fin...

Méridien continu à se moderniser. À l’eau chaude, s’ajoute un lave-linge. Depuis notre arrivée en Europe, les laveries se font rares et à Saïdia elles n'existent pas.  La madame en avait marre de laver à la main.  Bobbettes et t-shirts ça va toujours, mais laver et essorer literie, serviettes et jeans ce n'est vraiment pas ma tasse de thé.  Alors, depuis le Portugal nous magasinions les électroménagers.  Eureka in Berkane - tout de plastique, un jouet d’enfant, mais croyez-le ou non, ça fait la job.  





Méridien est au sec depuis le 24 octobre.  Une sortie de l’eau sans anicroche.  Sortie à 10:00hrs, à 14:00hrs il était déjà bien calé.  Depuis notre arrivée le capitaine avait informé le chef de chantier des besoins de Méridien pour l’hivernage.  Je vous explique.  Méridien est sans quille et ses safrans sont plus longs que la profondeur des coques, alors il ne peut être posé au sol comme les catamarans avec quilles.   Blocs de béton, pneus et sacs de sable, mais quand on a peu de moyen, il faut prévoir longtemps d’avance.  Alors tout ça pour dire que Simo le chef de chantier s’est assuré que Méridien pouvait confortablement reposer sur ses lauriers pour l’hiver.





Méridien a droit à un séjour d’une année au Royaume du Maroc.  Six mois à l’eau et six mois au sec. La marina doit émettre un contrat d’hivernage et une attestation des autorités afin de démontrer qu’il est bien au sec. Il faut s’assurer d’avoir les documents qui nous permettront de quitter vers le Canada, de rentrer au Maroc en avril prochain et de repartir sur Méridien sans problème (nous voyageons toujours avec un billet aller simple - ce qui a pour effet de soulever des questions de la part des agents douaniers dans les aéroports).  Alors pour en revenir à ce document, bien que le bateau fut sorti le 24, le document fut préparer à la toute dernière minute alors que nous avions les pieds dans le train au départ vers Rabat.  

Rabat, capitale du Maroc compte plus de 1 700 000 habitants.  Une ville de fonctionnaires, d’ambassades, un immense palais royal, des boulevards  bien propres, une médina, une kasbah, un magnifique mausolée (le plus beau site de Rabat) et des ruines datant d’avant JC.  En voici quelques photos. 



Dans les rues de la médina 

Dans les rues de la kasbah


Le Parlement....


...et ses ministères 


L'entrée du port de Rabat

Les restes du minaret et de la mosque Hassan II, détruits par le grand tremblement de terre de 1755 

Mausolée Mohammed V.  On y retrouve aussi le tombeau de son frère et  celui d'Hassan II, le père du présent roi.  Mohammed V était son grand père. 
Site de Chellah - au fond, ruines romaines à l'époque de JC qui fut par la suite habité jusqu'en 1151 par les Arabes et fut abandonné au profit de Salé, la ville en face de Rabat.  Depuis, des centaines de chats y ont trouvé refuge.
Trois jours à Tanger.  Malgré sa réputation, nous lui trouvons une dimension plutôt humaine.  Une population de 850 000 habitants, Tanger, comme Mellila et Ceuta est une porte d’entrée/sortie sur l’Europe et l’Afrique.  Côté architecture, le centre ville semble figé dans le temps, soit, les années 1923 à 1956, époque où Tanger avait le statut de zone internationale.  Une zone dans laquelle se retrouvait un melting pot de nationalités et de religions où tout était permit.  Politiciens, espions, journalistes, écrivains, peintres, richissimes etc... y ont laissé des pages d’histoire.  Nous vous laissons sur ces quelques photos de Tanger.  


De la terrasse des Paresseux, vue sur la ville et le port de Tanger.   La côte Espagnole tout au fond à gauche


Dans les rues de la Médina

Au marché, l'odeur de la menthe.

L'intérieur du patio de la légation Américaine, le seul monument national américain à l'extérieur des États Unis

Comme partout ailleurs de nombreux magasins d'artisanat.  Certains objets sont des oeuvres d'art.


Le Grand Socco, un des points névralgique de Tanger


Tanger plage
Nous espérons vous revenir avec quelques photos de Casablanca avant de rentrer au pays, ce jeudi 7 novembre.  Si le temps nous manque, ce sera de notre cabane au Canada bien emmitouflés dans un bas de laine que le dernier blogue de cette année sera mis à jour.








  

lundi 21 octobre 2013

Au Royaume du Maroc


De retour sur Méridien après une tournée dans les villes  de Oujda, Fès et Meknes ainsi que dans le Moyen Atlas.   Villes,  campagnes, palmeraies et montagnes, voilà en résumé notre court séjour.   Marrakesh et les dunes de sable, seront pour le retour en avril prochain.   

Nous étions très heureux de retrouver notre tout p’tit et les travaux en prévision de la mise à sec se poursuivent.  La sortie de l'eau est toujours prévue pour le 24 octobre. 

Je pourrais vous parler de toutes nos découvertes, nos rencontres, des nombreuses dynasties et leurs sultans qui ont fait l’histoire, la colonisation française et espagnole, les Berbères, la religion, la politique, la fête du mouton etc... mais vraiment trop long.  Alors je résume.   

Nous découvrons le Maroc un peu plus à chaque jour.   Ce qui nous a frappé durant ce séjour :  la pauvreté,  le manque de respect envers l’environnement  - déchets et détritus partout et l'insalubrité dans les médinas.     

Nos impressions sont partagées.  Nous avons aimé sa différence par rapport à l’Amérique, entre autre son rythme de vie.  Nous en Amérique avons l'heure mais eux ont le temps.  On pensait trouver un Maroc beaucoup plus moderne. nous avons trouvé une société ancrées à de très anciennes traditions.  On le pensait beaucoup plus francophone, alors que la majorité des personnes que nous avons rencontrées ne pouvaient communiquer avec nous.  Ceci n'est pas une critique, ce n'est qu'une constatation.  Ils nous reste qu'à apprendre quelques rudiments de la langue arabe...   

L'Europe est tout près et on sent bien les Marocains z'ieuter la liberté et la qualité de vie de l'autre côté de la Méditerranée.  Mais le royaume ses restrictions et son roi, Mohammed VI, qui nous semble plutôt apprécié des citoyens, semble gérer son royaume d'une main de maître.

Voici une photo de notre trajet (surligné en jaune).  Les photos sont dans l'album photos.  Cliquer sur la droite.




Je ne peux passer sous silence les belles rencontres que nous avons fait avec quelques équipes de la Rose des sables.

Au site de Volubilis, nous croisons deux hommes.  Nous engageons la conversation et ils nous racontent qu’ils visitent le Maroc, alors que leurs conjointes participent au rallye de la Rose des sables qui se tient du 10 au 20 octobre.  Le 297 et le 298, des numéros à retenir car on veut les suivre sur internet.  Deux jours plus tard, par pur hasard, des 4X4 de la Rose des sables nous doublent sur la route, nous voilà tout excités, nous sommes sur la même route qu’elles.  On surveille le 297 et 298 mais en vain.  On s’arrête à une station service, où une jeep, la 268, affiche des commandites de Hull-Hyundaï et Lady Dive.  Nous sommes en pays connus.  On fait la conversation et ces deux dames sont effectivement de Gatineau.  Bla bla bla et on leur souhaite bonne chance.  Une autre jeep, la 440, une équipe mère-fille de la région de Montréal en sont à leur quatrième année et vise le podium.  

Toujours est-il que quelques minutes plus tard en quittant la station service, qui ne voit-on pas arrêté le long de la route, 297 et 298.  On s’arrête, le temps de leur dire que nous avons rencontrer leurs conjoints à Volubilis, de prendre des photos, qu'on les trouve très aventurières et on leur souhaiter le mot de Cambronne.  Quel heureux hasard et quelles belles rencontres.  

Il y a un peu plus de 200 équipes, dont plus de 100 sont du Québec.
Si vous êtes intéressés, voici l’adresse du site de la Rose des sables :   
   


vendredi 4 octobre 2013

Saïdia Mediterrania - le 4 octobre


Saïdia, petite ville dans la province de Berkane, dans la région d’Orientale, située à l’extrémité nord-est du Maroc.  La ville de 18 000 habitants partage sa frontière avec l’Algérie - frontière fermée depuis 1994.

La particularité du coin.  Ses 14 km. de plage sur la Meditérranée où rien ne pousse.   Il y a plusieurs années, le bord de mer ne comptait que forêts d’eucalyptus, de mimosas et dunes de sable.  On a tout rasé pour en faire un complexe de vacances s'étendant sur plusieurs kilomètres. Quatre-cinq hôtels de type Iberostar, des lotissements de maisons de vacances à acheter et/ou louer, un terrain de golf, une piste cyclable, des restos, des discos, un souk moderne genre mini St Sauveur et une immense marina de 800 places.  La publiciét la surnomme Saïdia Med.  J’oubliais, petit potin du coin, le roi a une résidence à Saïdia, belle entrée pavée de drapeaux....on a z'yeuté en passant. 

Ce  grand projet devait favoriser l’économie de ce coin isolé du Maroc.  Toutefois, selon les dires, le touriste européen, n’est pas au rendez-vous, mais le touriste marocain en profite durant juillet et août.

Arrivés, depuis un peu plus d’une semaine, je ne peux guerre vous en dire plus, car nous avons à peine mis les pieds hors de la marina.  Méridien se repose à quai, pendant qu’on lui prépare sa mise à terre, prévue le 24 octobre.  La marina est de tout confort, c’est-a-dire, super bien protégée par une immense rade. Par contre, les nuits sont plutôt  bruyantes.  La disco de la marina nous fait vivre des nuits de chicaboom marocain.. cela nous rappelle le chicaboom de Ste Lucie.  

Pour ceux qui nous croient en vacances, le toit du bimini est enfin terminé, les huiles changées, Girouette a une belle petite robe, la drisse et les prises de ris de grande voile maintenant habillées d'une bâche et j’en passe et j’en passe.  

C'est enfin le temps de prendre un moment de répit.  Nous partons demain en excursion pour une dizaine de jours vers Fès.  Pas d'itinéraire, c'est  l’aventure qui nous attend. Il est temps d'aller vers de nouvelles découvertes et de prendre le pouls du Maroc que nous connaissons à peine.  On tente de vous rapporter de belles images.

En attendant notre retour, voici quelques photos de Saïdia Med.





Le capitaine hisse le pavillon marocain

Lunch au souk de Saïdia avec des amis bretons.  Au menu, sardines au BBQ 
Au souk - quelle belle verdure, coriandre, persil et menthe

La saison est terminée, la plage est déserte

 Il attend des clients pour une petite ballade

L'entrée du souk à la marina

Les villes qui entourent Saïdia Med


Voici le type de maisons à louer ou à vendre


Piste cyclable le long de la mer, un petit délice

Aperçu de la marina - mais quel bel arc-en-ciel, pourtant pas de pluie 




La méga rade à l'entrée de la marina, y'a du béton la dedans....mais c'est super bien protégé

Le capitaine termine les travaux du bimini

La robe de Girouette, pas très sexy mais ça fait l'affaire et tant qu'à y'être on habille aussi l'antenne wifi - le sable s'infiltre partout......

La bâche couvrant l'arrière du cockpit - deux jours à réaliser ce chef d'oeuvre....