dimanche 16 août 2015

Parc national des îles Kornati

Entre Sibenik et Zadar au large de la côte dalmatienne, l'archipel des Kornati, compte 140 îles.  À la fin de l’époque glaciaire, les vallées furent inondées ne laissant que la pointe des sommets émergés.  Toutes les îles de la Croatie sont des sommets de montagnes.  Ici, rien de volcanique.  M. Michelin nous dit que les îles datent du néolithique et qu'elles ont toujours été peuplées de façon saisonnières.  Jusqu’au 17e s. elles étaient recouvertes de forêts, mais furent progressivement défrichées (à mon avis coupe à blanc) afin d'accommoder les pacages.  La végétation est pauvre et aride et on peut facilement suivre les détails des mouvements de l’écorce terrestre.  

Les îles sont privées et appartiennent à des Croates.  Les terres sont délimitées par des murets de pierre servant également à protéger le peu de végétation et abriter moutons et ânes.  Quelques hameaux offrent des maisons de location aux routards des années 2000 et quelques "konoba" semblent avoir la réputation de bonnes tables.  Toutefois, le poisson au four offert à 80 00$cdn le kilo, très peu pour nous.

Pas de nappe phréatique, alors l’eau douce tombe du ciel et est conservée dans les citernes et il y a toujours le ravitaillement par bateau.  Heureux d'avoir H2O à bord.  

Ah! une dernière chose, c’est le paradis des plaisanciers.  Quel dépaysement!  Voyez par vous-mêmes.   


À notre arrivée, Méridien se pense sur la lune.




 Maisons à louer.  Certaines sont isolées d'autres sont dans les petits hameaux
Vrulje, le principal hameau de l'archipel, trois rues et à peine cinquante maisons.

Énormément d'Italiens en vacances dans les îles.  Beau revêtement de camouflage! 


Une nouvelle maison s'ajoute à Vrulje



À part les ânes et...
...les moutons...

...des oliviers, amandiers et figuiers.

Les figues sont à point et délicieuses.  Les vertes...

...et des rouges.  Les rouges sont plus sucrées.

Petite ballade, sur Otok Kornat.  Notre Dame de Tarac, Chapelle du 16e s. aux pieds de la Toreta


La Toreta surplombe la chapelle et offre un magnifique coup d'oeil....


 

...côté mer...

Côté jardin




Encore la Croatie!

Nous sautons les îles de Brac et Hvar en espérant qu’elles seront moins achalandées par les plaisanciers au retour.  On met le cap sur le Parc national de la Krka situé à environ 2 heures aux moteurs à l’intérieur des terres.  Pour s'y rendre, il faut monter la rivière Krka jusqu’à Skradin, d’où nous prenons un bateau navette pour se rendre aux chutes de Skradinski.


Bonne promenade.

Pour se rendre à Skradin nous passons devant Sibenik, où nous arrêterons au retour.
Sur la rivière Krka de nombreux éleveurs de moules et d'huîtres. Selon le capitaine, les moules de l'Ile du Prince Edouard sont meilleurs.  Pas chauvin du tout le capitaine!
 Nous avons l'impression d'être dans un mini fjord.
Juste avant l'entrée du parc Krka, nous jetons l'ancre devant le paisible village de Skradin.

Les chutes de Skradin



















Gros plan sur le tuf






































Un peu de flore, mais c'est la fin de l'été.






Beaucoup de poissons dans les bassins.
















Le site des chutes de Skradin en amont de la rivière Krka est un ensemble de chutes et de cascades constituées de barrière de tuf, d'îlots et de petits bassins. Roxanne tu aurais adoré ce parc.  Vraiment de toute beauté.  Un sentier aménagé fait la boucle afin d'éviter aux touristes pas toujours très attentionnés d'endommager ce milieu fragile de la faune et de la flore. Vraiment de toute beauté, du jamais vu pour nous.
Sur la route du retour nous préférons prendre la piste qui nous ramène à Skradin, plutôt que le bateau navette.
Quelques jours plus tard nous nous arrêtons à Sibenik et montons les escaliers en lacet menant à la forteresse St-Michel qui domine la ville.
Quelle surprise!  Belle façon de tirer profit d'une forteresse médiévale. À voir les techniciens s'affairer, un spectacle s'annonçait.  Notez la vue des hauts gradins sur les îles au large. Une belle salle de spectacle à ciel ouvert.
Un bar ultra moderne sous les gradins.  Un beau mariage des genres.  
Ballade dans les rues de la ville.
Béret traditionnel de la région de Sibenik.  Toutefois, je n'ai vu personne en porter.
Les deux rues piétonnières de Sibenik, c'est samedi après midi tout est fermé ici.
La cathédrale St Jacques est l'un des 7 trésors de la Croatie, qui sont sur la liste établie par l'Unesco au Patrimoine mondial de l'humanité.  Malheureusement, nous avons dû nous satisfaire de l'extérieur - journée de mariage - interdiction d'entrer.

Sibenik fut fondée par les Croates contrairement à la plupart des villes sur la côte dalmatienne qui le furent par les Romains.  Elle date du 9e siècle et fut la cible de nombreuses luttes aux cours des siècles et n'a pas échappé aux bombardement de l'armée yougoslave au début de 1990.  Nous lui avons trouvé un côté tristounet que nous n'avons pas vu dans les autres villes  visité.

Trogir et Split

Deux villes classées au Patrimoine mondial de l’Unesco qui valent le détour.  Malheureusement, leur accès nous est quelque peu limité.  Les deux ont des marinas aux coûts faramineux de la haute saison.  Impossible d’ancrer à Split  alors on se rabat sur Trogir, où le mouillage est restreint, peu profond et rouleur. Nous prendrons le transport en commun pour se rendre à Split, ainsi nous verrons un peu l’intérieur de la côte.

On visite Trogir pour son charme médiéval.  La ville occupe un îlot séparé de la terre ferme par un canal.  Flâner dans le dédale de ses ruelles tout en admirant l’architecture de ses hautes maisons, les vestiges de sa forteresse et les menus des restaurants (il y en a tellement) rend la promenade dans cette petite ville fort agréable.  

On visite Split pour le palais de Dioclétien, construit entre 298-305 AD par l’empereur du même nom.  Cette région était à l’époque sous le joug romain.  L’histoire le dit grand persécuteur (il avait le couperet facile) et bon gestionnaire…..   La preuve, sous son règne Rome gagne en puissance.  Petite anecdote, on raconte dans un carnet de voyage qu’il aurait été le premier homme de l’histoire à prendre une retraite volontaire à 60 ans.

Cet immense palais qu'on nommait Spalatum s’est transformé en ville fortifiée et est devenue Split.  Fuyant les attaques des barbares du nord, des Turcs etc… la population des alentours s’est réfugiée à l’intérieur des murs du palais et ses appartements furent aménagés en habitations. 

Tout en nous promenant dans les murs du palais à ciel ouvert, nous réalisons, que nous avons sous les yeux l'évolution de deux milles ans d'histoire.  

Bonne visite.
Trogir
La promenade le long du quai, où les gens aiment bien se promener.
La cathédrale St-Laurent est le plus beau monument de la ville.
Regardez-moi les détails du portail.
Entrée des hautes maisons
Ses beaux pavés lustrés.
On fait des provisions au marché.  Notre premier depuis Corfou.

Comme en Grèce, la Croatie produit beaucoup de lavande en produits dérivés.

Sur la promenade du quai, un touche de design moderne.

Split
Le Spalatum sous Dioclétien fait 30 000 mètres carrés. Chacune des façades a sa porte d'entrée et la façade sud donne sur la mer. La partie sud abritait la cour intérieure, les temples et les appartements impériaux.  La partie nord comportait les logements des soldats et des serviteurs. On évalue à 900 le nombre d'appartements, pour environ 3000 habitants.

La porte d'or, entrée de la façade nord.
Les salles souterraines représentent exactement la même configuration intérieure que les appartements impériaux qui étaient au-dessus mais qui n'existent plus.  Malgré l'usure du temps les voûtes sont impressionnantes et que dire de l'épaisseur des murs. 
La grande cour intérieure et les temples est la partie supérieure du palais la mieux conservée.
Dans les rues de Split.
Les habitations ont remplacé les appartement impériaux aux cours des siècles.  On dit qu'il  y a aujourd'hui, environ 2000 personnes vivant à l'intérieur des murs.
Tour juste à l'extérieur de la porte de fer sur la façade ouest, une grande place et de nombreux restaurants. 
Place de la République se veut une imitation de la Place St -Marc à Venise, très belle grande place avec façade sur la mer.