mercredi 21 octobre 2009

12 octobre au 21 octobre – Solomons Island à Deltaville, Virgina

Six jours à Solomons, à la marina Zahniser. Les réparations se sont fait dans les 2 premiers jours. Encore une fois nous sommes très satisfaits de leur service.

Jours 2 et 4, l’ingénieur fait son expertise. Son rapport n’a que 4 petites recommandations, il faut bien qu’il trouve quelque chose, c’est sa job.

Les 4 derniers jours – une température exécrable où nous sommes restreints comme tous les autres plaisanciers dans nos bateaux. Il pleut sans arrêt pendant 4 jours - vent, pluie et froid. Heureusement, le chauffage fonctionne à nouveau et est grandement apprécié car le matin il peut faire autour de 5C. Il y a tellement d’humidité que nous devons essuyer les hublots qui cumulent un surplus d’eau. Malgré tout, Méridien est bien sec, car pendant que j’étais à la buanderie de la marina, une dame a apporté pour faire sécher, ses vêtements qu’elle venait de sortir de ses tiroirs.

Une visite au Calvert Marine Museum nous fait oublier ce temps maussade, sans compter les rencontres avec nos amis - Jolie Julie. Ce sont nos derniers échanges car c‘est ici que nos routes se séparent. Ils poursuivent par l’ICW (Intra coastal waterway) alors que nous passons par la mer.

Suite à ses 4 misérables journées, nous quittons Solomons par un matin radieux. Nous notons que le compte nœuds ne fonctionne pas, cela arrive quelques fois lorsque nous sommes arrêtés quelques jours, car des débris lui colle dessus et l’empêche de tourner. Lorsque, nous nous arrêtons à Indian Creek, il ne fonctionne toujours pas. Pas bon signe.

À notre arrivée à Deltaville, le capitaine l’enlève de la coque et constate que les courroies ont écrasé le compte nœuds lors de la mise ou la sortie de l’eau. Notre après midi à Deltaville se passera à chercher une pièce de remplacement, cela nous permet d’explorer les alentours à vélo. Ce n’est plus le Maryland, le coté sud colonial commence à se faire sentir.

mercredi 14 octobre 2009

6 octobre au 11 octobre – Annapolis

Nous sommes en route vers Solomons Island. Nous devons sortir le bateau de l’eau pour faire effectuer quelques réparations et faire une expertise de Méridien, question d’assurance. J’en profite pour vous raconter la vie à bord lorsque nous passons plusieurs jours au même endroit. C’est la Petite Vie! Le lavage, les déchets, le nettoyage, l’épicerie, le magasinage, (Chantal et Reina – c’est juste du shopping de bateau), surveiller le bateau la journée de grand vent, transporter de l’eau, faire le plein de propane, passer au guichet piéton, faire du social, profiter de la ville etc. Voilà donc en résumé notre semaine. C’est à peu près le même quotidien qu’à la maison. Voici quelques petites anecdotes. Au retour d’une virée de shopping au magasin d’équipements de bateaux, nous étions avec Jolie Julie et D.M. Dolphin les six minorités visibles dans l’autobus de la ville. Tout à coup une dame est montée sur son banc se brassant le popotin (et non le barbotin), en criant cockroach, cockroach. Petit moment de stupeur, le fils de la dame nous dit qu’il a vu passer la coquerelle sur le plancher. Francine (Jolie Julie) fait quelques stepettes afin d’éviter que la coquerelle ne monte dans ses souliers et, de mon coté, je piétins sur place pour ne pas qu’elle saute dans mon pantalon. Les quatre autres prenaient place plus loin et se demandaient ce qui ce passait. Heureusement, c’est le terminus et on descend. On ne saura jamais s’il y avait vraiment une coquerelle ou si nous avons été les dindons de la farce. La journée de ma fête le capitaine m’invite au magasin d’équipements de bateau et il a fait une bonne affaire. Il m’a acheté une belle chaîne (de 200 pieds en acier galvanisé - j’aurai préféré inoxydable, mais bon), ca sera un peu lourd à porter mais tellement plus sécuritaire pour le bateau. Sérieusement, suite à nos quelques jours à l’ancre à New York et le coup de vent à Atlantic Highlands, nous avons réalisé que la chaîne d’ancre devait être remplacée, en espérant que le guindeau ne s’endommage pas trop entre temps. Le guindeau c’est en effet endommagé et avons dû remplacer quelques pièces. L’épicerie peu aussi à l’occasion être une expédition. Nous pouvions y aller à pied et revenir en taxi, mais on est jeune et en forme, allons y à vélo, c’est tout au plus deux kilomètres. Et temps qu’à y’être pourquoi pas apporter la bonbonne de propane puisqu’elle est vide. Nous partons, André sur son vélo derrière lequel nous avons attaché avec un bungee, un mini diable sur lequel est déposée une caisse dans laquelle repose la bonbonne. Je ferme la parade. Et voilà la croisière s’amuse en partance pour l’épicerie. C’est surtout aux feux rouges que nous attirions l’attention des gens qui nous regardaient ébahis. C’était assez cocasse. Malheureusement je n’ai pas de photos car quand tu fais l’épicerie en vélo, tu pars léger et tu reviens chargé. Nous rencontrons de nombreux équipages qui s’apprêtent à vivre la même expérience que nous. Il y a beaucoup plus de voiliers Canadiens et Québécois, qu'en 1984-85, avec de jeunes familles en direction sud Plusieurs sont en congé différé etc.… c’est une génération qui concilie travail/famille. J’ose espérer que mes années de travail en équité en matière d’emploi (ainsi que celles de mes ex-collègues) y sont pour quelques choses. J'espèere que nous avons contribué à faire changer les mentalités et à promouvoir de tels programmes dans les secteurs privés et publics. Nous retrouvons toujours l'Annapolis historique avec beaucoup de plaisir. et avons ajouté quelques visites à notre cv. Les photos seront ajoutées à l'album photos. Vous avez accès à l'album en cliquant sur la photo qui apparaît en diaporama à droite de l’écran. Pour voir toutes les albums, il faut ensuite cliquer sur Galerie MéridienRose. Il y a aussi un nouveau gadget d’ajouté. Sous "Notre position" vous pouvez nous localiser. Cliquer sur "Où sommes nous?" La bulle bleue est notre dernière position. Sur la carte, cliquer sur mixte en haut à droite de l’écran, vous obtiendrez une photo satellite. Vous n’avez qu’à zoomer (avec le + et -) à la gauche de l’écran. Merci encore une fois Yvon pour ton aide. Pour les intéressés, je vous invite à visiter le site de Cat Mousses et à lire leur récit ainsi que le récit de leur expérience d’un Tsunami dans les Tonga. Vous n’avez qu’à cliquer sur Cat Mousses à droite de l’écran.

vendredi 9 octobre 2009

24 septembre au 5 octobre – Catskill à Annapolis

Deux jours pour se rendre à New York à partir de Catskill. Nous avons terminé la randonnée en vélo de Central Park commencé en mai dernier. Suite au documentaire visionné à Albany, c’était doublement intéressant. Il est magnifique ce parc – subventionné à 85% par le secteur privé. Une première journée de pluie à New York depuis notre départ. Un temps de canard. Un brouillard à couper au couteau accompagné d’un crachin. Nous complétons quelques travaux sur Méridien, faisons quelques courses chez Fairway et Zahbar deux superbes épiceries. Nous terminons la soirée au Winter Garden avec Mama Mia. Le temps se gâte et il est temps de quitter l’ancrage rock & roll de la marina de la 79th Boat Bassin. Nous partons vers Atlantic Highlands, (ville dortoir de New York au fond de la baie de Sandy Hook), où nous essuyons un bon coup de vent. Suite à une attente de deux jours, la bonne fenêtre météo se présente et nous levons l’ancre vers Atlantic City. Nous y sommes accueillis par deux dauphins et nous y retrouvons Jolie Julie. Sans prendre le temps d’aller risquer des sous dans les nombreux casinos, nous poursuivons vers Cap May le lendemain matin. Une autre belle journée de voile, (vents de 15-20 nœuds), Méridien file à une belle allure. Exactement comme disait un grand sage sucré « Bons vents et mer calme ». À Cap May il est temps d’aller faire une petite randonnée de vélo. Les maisons y sont magnifiques. La péninsule de Cap May a un petit coté sauvage à l’automne mais j’en conclu que cet endroit doit être bondée de monde pendant la saison estivale. Une autre journée de voile et nous montons la baie de Delaware pour atteindre le Chesapeake and Delaware canal qui relie la baie Delaware à la baie de Chesapeake. Ce canal fut creusé pour éviter de contourner la pointe du Delmarva lorsque les navigateurs veulent se diriger dans la baie de Chesapeake. Nous sauvons ainsi de nombreux milles nautiques. Une journée de 71 milles nautiques, par vent arrière (20-25 nœuds). Méridien à même poussé quelques pointes à 11 nœuds. Wow! Le reste de la route vers Annapolis fut du gâteau, de beaux ancrages dans la Bohemia River et Fairlee Creek dans la baie de Chesapeake. Nous y retrouvons également un peu de chaleur, ce n’est pas la canicule mais c’est fort agréable. Nous voici à Annapolis et avons enfin accès à l’internet. Les mouillages sont complets et les zones d’ancrages deviennent de plus en plus corsées. On se croirait au camping Ste-Madeleine. Il y a une ambiance à Annapolis à l’approche du salon nautique que l’on ne retrouve pas le reste de l’année. Il y a aussi les inconvénients qui entourent ce genre d’événement. Nous passons la prochaine semaine au camping nautique en face de l’Académie navale.

jeudi 24 septembre 2009

15 au 24 septembre – Lac Champlain à Catskill

Nous quittons la maison le 15. À partir d’aujourd’hui nous sommes comme on dit des « live aboard ». Mes sœurs viennent nous conduire et se demandent où nous rangerons toutes ces provisions. Elles n’en voient que la moitié car l’autre est déjà rangée. Elles nous quittent - snif-snif. Et oui les soeurs nous parviendrons finalement à tout ranger.

Le lendemain après avoir aidé Jolie Julie à larguer ses amarres, nous quittons à notre tour vers Shelburne pour démâter. La journée est magnifique et nous faisons la route par vent arrière sous spi. Le démâtage se déroule bien. Nous reprenons la route vers le sud et faisons définitivement nos adieux au lac Champlain. Ce furent vraiment trois belles années durant lesquelles nous avons partagé de bons moments en famille et entre amis et nous en gardons de très beaux souvenirs.

Canal Champlain nous voici. Contrairement aux fois précédentes où nous y sommes passés à toute vitesse, nous prendrons cette fois-ci notre temps pour atteindre à New York.

Le canal Champlain fait parti du New York Canal System qui comprend le canal Érié, Oswego, Cayuga-Seneca et Champlain. Le réseau fait 801 milles et compte 57 écluses. Tout ce réseau fut construit pour favoriser le développement et le commerce à l'intérieur des terres. Il n'y avait pas d'autoroute 87 à l'époque.

La construction du canal Champlain s'est terminée en 1822. Il comptait alors 23 écluses. Un canal de 23 milles fut creusé entre le lac et Whitehall ce qui a facilité l'accès au fleuve Hudson et évité le passage par le lac George.

Le canal fait 63 milles jusqu'à Waterford où il joint le canal Érié et le fleuve Hudson. Il compte 12 écluses, mais en réalité il n'y en a que 11 car la dixième n’a jamais vue le jour. Le point d'élévation le plus élevé est de 150 pieds et se situe à l'écluse 8. Voilà donc pour le cours canal Champlain 101

Je me dois de mentionner que tout le long du parcours les plaisanciers peuvent accoster le long des écluses ou aux quais des municipalités qui permettent un accès gratuit. Certaines municipalités mettent même à la disposition des plaisanciers, des douches.

Premier arrêt à Whitehall qui a connu de meilleurs jours, durant les années 1800. Nous montons voir le Manoir Skene, construit en 1874 par le juge en chef de la cours suprême de l’état de New York, Joseph Potter. Le guide ne dit pas s’il y a lien de parenté avec Harry.

Arrêt à Fort Edward où nous avons fait du vélo et remonté un sentier le long des écluses historiques reliant au lac George.

Mechanicville, rien de particulier sauf le maire de la ville qui est venu nous saluer. Clin d’œil à mes ex-collègues. Je n’ai pas osé lui demander la date des prochaines élections municipales. M. le maire est bien content de nous dire qu'il vient d'obtenir une subvention et la douche est en devenir.

Waterford, nous nous y étions arrêtés en mai et avions bien apprécié. Puisqu’Albany n’est pas très loin, nous avons pris le CDTA-Iride (transport en commun) et y avons passé une journée. Et oui, Francine, enfin je suis allée à Albany. Un tour du State Capitol (il ne faut pas oublier qu’Albany est la capitale de l’état de New York) nous apprend que son architecte M. Fuller a aussi construit le premier Parlement Canadien (je n’ai pas vérifié cette information). On poursuit par une promenade au Empire State Plaza, complexe des édifices gouvernementaux et nous terminons la journée au New York State Museum. À notre grande surprise nous fermons le musée. Une exposition sur le 11 septembre 2001 et un documentaire sur Central Park retiennent particulièrement notre attention.

Nous voici à Catskill, Hop-O-Nose Marina. Nous avons mâté ce matin. C’est la quatrième fois que Sean, le proprio mâte et démâte Méridien, on fait presque partie de la famille.

Catskill a une particularité : les chats. Des chats à thème sont exposés par des artistes sur la rue principale. Chaque année apporte une nouvelle cuvée. Je me suis amusée à photographier celle de cette année. Ces chats sont à vendre. Y a-t-il des intéressés? Les photos sont affichées dans l'album.

Grande déception de la semaine, un rendez vous manqué. Nous devions quitter samedi matin pour nous rendre à Tremblant célébrer l’anniversaire de naissance de notre ami Louis pour ne pas le nommer. Saviez vous qu’un résident Canadien ne peut louer une voiture à partir des États-Unis pour se rendre au Canada, à moins que la voiture soit immatriculée avec des plaques canadiennes. Ca court les rues d’abord des voitures de location avec des plaques canadiennes dans le fin fond des bleds américains. Selon la Loi, il s’agit d’une importation temporaire dont je vous épargne les détails. Après des appels auprès de l’ASFC et au poste de douane de Lacolle, il a bien fallut abdiquer.

Nous sommes désolés Louis, nous nous faisions un tel plaisir de te faire une surprise. Pour une fois, nous aurions pu être de la fête. Nous te souhaitons une belle soirée et célèbre en grand. Nous penserons à toi.

Nous quittons demain matin. Prochain arrêt New York d'ici quelques jours, si la météo le permet bien entendu.

samedi 19 septembre 2009

1er au 14 septembre – Entre Ottawa et le lac Champlain

C'est le marathon. Ca commence par le party de la marina, que nous ne voulons pas manquer, puisqu’il s’agit du dernier pour nous. Question de clore la saison estivale en beauté, les propriétaires (Chick et Ernie) font un BBQ pour remercier la clientèle, c’est une tradition aux États-Unis.

Nous terminons de menus travaux sur Méridien : changement de robinetterie, refaire le nom de Méridien etc.

Approvisionnement oblige au grand magasin à surface, deux paniers sont remplis à pleine capacité, la voiture aussi et que dire du bateau. La madame faisait du surplace derrière son panier tellement c’était lourd.

Les derniers jours sont consacrés à la fermeture de la maison dont je vous épargne les détails.

De nombreux soupers se sont également succédé. Moments grandement appréciés qui nous ont permis un temps d’arrêt entre les allées-retours entre Ottawa et le lac Champlain. Ces moments furent des instants privilégiés pour les derniers bisous avant de se revoir sur Méridien cet hiver, ou au retour en avril prochain.

Nous sommes désolés, toutes les photos qui devaient être intégrées ici, se sont volatilisées durant le téléchargement!!!@!#*&...

dimanche 30 août 2009

Août 2009 – Chazy Yacht Club – Lac Champlain

Le mois d’août a filé à toute vitesse et nous nous demandons si nous serons prêt pour le départ prévu vers le 15 septembre. Le mois a commencé par la réparation de la réfrigération grâce aux bons services d’Yvon (Zénith) et de son beau frère. Le long weekend s’est poursuivit par un bon nettoyage du pont et l’installation du trampoline grâce à nos amis Claude et Francine. La deuxième semaine d’août débute par mes vacances qui se termineront le 16 octobre, date officielle de mon accession à l’univers des retraités. De nombreuses fêtes offerts par famille et amis se succèdent afin de souligner cette étape si importante pour moi et qui nous permettra de larguer les amarres. J’ai vraiment été choyé et touché par autant de délicatesse. Les travaux se poursuivent : Installer l’armoire, rafraîchir le verni sur la boiserie extérieure, repeindre le toit du bimini, receler les joints d’étanchéité, retoucher de peinture les deux salles des moteurs qui sont maintenant nickel et j’en passe. Après plusieurs appels téléphoniques et tergiversations auprès du soi-disant expert en chauffage d’Annapolis, responsable de la panne d’eau chaude, nous retrouvons enfin cet or blanc qui nous est si précieux. Lyne et Diane, des habituées de Méridien sont venues nous donner un coup de main à cirer le cockpit et à nous défaire des acariens dans les matelas. Des amis et membres de la famille ont vécu leur première expérience à voile et ont eu la chance de profiter des plus belles journées et soirées de l’été 2009. Ces quelques journées de répit nous ont enfin permis de relaxer et de profiter de Méridien. Le mois d’août se termine chez nos amis à Québec pour célébrer l’anniversaire de Claude et faire nos adieux pour l’hiver. Sur la route du retour de Québec, je réalise que : le dernier décompte est maintenant commencé il ne reste que quinze jours.

dimanche 26 juillet 2009

Juillet 2009 – Chazy Yacht Club – Lac Champlain

Le mois de juillet est une répétition de juin. Toujours à quai, le travail se poursuit. Nous installons un nouvel isolant sur les parois de la salle des moteurs, des espaces des compresseurs du congélateur et du frigo. Une bonne semaine de travail y est consacrée, et la contorsion des corps est de mise. Cette difficile tâche se conclue par une belle réussite. Le capitaine est à construire l'ajout d'une armoire dans le carré. Le plafond du carré est remis en place, tous les luminaires des plafonds sont remplacés. La madame est bien contente car les lumières au dessus de la table du carré ont un gradateur. Depuis notre retour il n’y a plus d’eau chaude et le frigo ne fonctionne qu’à moitié. Le luxe fut de courte durée et le capitaine est un peu découragé croyant avoir réglé le problème à Annapolis. Histoire à suivre.