vendredi 26 février 2010

Suivi de l’accident survenu à Saba en janvier dernier.

Suite à nos préoccupations concernant l’accident de la famille Française survenu à Saba en janvier dernier, une bonne amie à eux m’a contacté pour m’informer de la santé du capitaine du Saba2. Bonne nouvelle, il se remet sur pieds lentement. J’ai commencé à lire brièvement leur blogue et c’est vraiment très touchant. Pour les intéressés voici l’adresse de leur site : http://sabadiens.wordpress.com/

Enfin des visages à mettre sur ce tragique incident. La vie continue pour eux mais a pris une toute autre trajectoire. Nous avons beaucoup d'admiration pour les familles qui entreprennent des voyages en voilier. Tous ceux qui le font vous dirons que ce n'est pas la fête tous les jours. Avec des yeux d'enfants à bord, j'imagine que le voyage prend une toute autre dimension et doit être des plus enrichissant pour toute la famille. Avec toute notre sincérité nous souhaitons à son capitaine et à la famille bon courage et que le soleil brille à nouveau pour eux.

1er au 26 février - Guadeloupe

Deshaies, le point de chute en Guadeloupe où nous découvrons un trésor caché. La rivière Deshaies en pleine forêt tropicale est de toute beauté. Kid Kodak s’en donne à cœur joie. Nous remontons la rivière en sautant de pierre en pierre et aboutissons dans une grotte-cathédrale. Seuls à profiter de ce décor enchanteur nous nous trouvons privilégiés.
La route vers Pointe-à-Pitre n’est pas de tout repos. Neuf heures de navigation, (dont seulement trois à voile) Éole dans le nez avec de courtes vagues de 5-6 pieds. Arrivons à la brunante et ancrons dans la noirceur totale. Bien heureux de se coucher ce soir là.

Ma copine arrive et nous mettons le cap vers les îles de la Petite Terre, îles désertes situées à 10 mn de la Pointe des Châteaux. Après une journée de belle navigation, la houle du nord nous oblige à faire demi-tour à l’entrée de la passe qui nous donne accès à la protection des îles. Les déferlantes donnent l’effet d’un roller coaster et s’y hasarder serait trop risqué. Nous nous approchons un peu, question de sentir la houle passer sous Méridien, mais étant donné que nous ne connaissons pas l’endroit, le capitaine décide de rebrousser chemin vers St. François.

La navigation vers Marie-Galante et les Saintes est facile et notre séjour dans ces îles passe à toute vitesse. Marie-Galante est toujours aussi belle et typique qu’il y a sept ans. St-Louis, Grand-Bourg, Capesterre, les champs de canne à sucre, les rhumeries, les plages, les falaises et le tour est fait. Cette île a un côté zen qui donne le goût de s’arrêter et de regarder le temps passer. Lyne s’émerveille de la couleur de l’eau, qui fait partie de notre quotidien et que nous remarquons à peine. Personne ne s’extasie de devant une neige blanche n’est ce pas? Cet émerveillement nous rappelle à l’ordre, c’est vrai que le décor est magnifique.

L’archipel des Saintes est tout autre chose. Beaucoup de visiteurs veulent en profiter et on ne peut les blâmer. Les hordes de touristes descendent des traversiers vers 9:00. Ils envahissent les rues et les plages, louent des scooters et montent dans les mini-bus pour faire le tour de l’île grande comme ma main. Les envahisseurs quittent vers 17:00. La vie repend son cours, les touristes qui viennent y passer quelques jours, les plaisanciers et les résidents peuvent maintenant profiter de ce petit bijou.

Au retour vers Pointe-à-Pitre, nous observons de gros nuages au dessus de la ville, mais ils stagnent et l’orage ne passe pas. Une partie du dôme de la Soufrière de Montserrat s’est effondré. Pas une goutte de vent et une fine pluie de cendres tombe à la grandeur de l’île.

Au petit matin, c’est toujours le calme plat, la ville et le paysage sont gris argenté. Un lendemain de catastrophe. Méridien n’y échappe pas et c’est le grand nettoyage avant de partir faire le tour de Basse Terre. Il nous faudra presqu’une semaine avant de se débarrasser des cendres qui sont balayés par les vents car aucune pluie à l’horizon. L’aéroport est fermé et c’est le chaos pour les touristes. Le danger – les réacteurs aspirent la silice. Lyne bénéficie d’une journée de plus, mais compte tenu des inconvénients que cela occasionne sur la route du retour, je ne suis pas certaine que cela en vaut la chandelle.

Malgré une visibilité réduite à cause des cendres en suspends, nous profitons tout de même de Basse Terre. La végétation d’un vert luxuriant sera jusqu’à la prochaine pluie, gris argent – la nature dégage un effet de désolation mais il faut bien faire avec. Les cendres irritent la gorge, piquent les yeux et peuvent donner des troubles respiratoires, mais nous n’éprouvons aucun de ces problèmes.

Le carnaval tire à sa fin et nous assistons au dernier défilé des festivités à Pointe-à-Pitre. Durant le carnaval, chaque commune organise son défilé et la population se déplace d’un bourg à l’autre. Faute de ne pouvoir se rendre à Basse Terre où est le défilé le plus important, nous assistons à celui de Pointe-à- Pitre. C’est convivial et familial, mais on y retrouve que la population noire, des Békés et quelques touristes qui s’y hasardent comme nous deux. Il faut dire qu’il n’y a pas de bateau de croisière en ville et que celle-ci n’a rien pour attirer les touristes. L’atmosphère est à la fête (deux jours de congés fériés) avant de débuter le carême.

Durant l’’entre deux de nos visiteurs nous rencontrons Dame Licorne, un couple qui a quitté le Québec en juillet 2009 et ont déjà deux traversées de l’Atlantique à leur actif. Ils ont traversés et sont revenus. On peut aller se r’habiller avec notre petit 7 jours en mer. De plus, ils ont fait ces traversées en duo, sans équipage, nous sommes très impressionnés.

Lorsqu’Olivier arrive, nous sommes un peu ébranlés car nous venons d’apprendre que le voilier Second Wind vient de s’échouer aux Bahamas. Son propriétaire Mario, navigue en solitaire et heureusement est sain et sauf, toutefois, le voilier est une perte totale. Nous l’avions croisé à Annapolis en octobre dernier. C’est toujours pénible d’apprendre une telle nouvelle. Nous passons quelques matins à écouter le réseau de radio amateur des navigateurs afin d’en savoir plus sur les détails de l’accident.

Selon les vents qui s’annoncent, le capitaine croit qu’il sera plus agréable de naviguer le circuit à l’inverse de la semaine précédente, pensant terminer par les Iles de la Petite Terre. Premier arrêt aux Saintes. Un peu de plongée en apnée et une petite randonnée nous fait découvrir la plage de Grand Anse. Quelle surprise, la Loupiote que nous avons croisée à Antigua est en spectacle au quai du Bourg des Saintes.

La tournée de Marie-Galante se fait en scooter, c’est super, on a l’impression de faire partie du décor. Pour le capitaine, le summum sera la récolte des lambis sous Méridien – Olivier aura la chance de gouter aux conch fritters. Le lendemain matin, alors que nous sommes le seul voilier ancré devant la plage de Folle Anse, un bang nous fait bondir du lit. Mais qu’est-ce que c’est? Croyez-le ou non, un nageur qui faisait sa petite nage matinale a heurté la coque. Disons qu’il s’est sonné d’aplomb mais il a pu poursuivre sa route. Il a dit au capitaine qu’il n’avait pas vu le bateau….

Malheureusement, nous ne pourrons aller aux Iles de la Petite Terre, car la houle du nord s’annonce à nouveau et le capitaine ne veut pas prendre la chance de s’y pointer. Nous stoppons donc à St François sous un ciel couvert. Temps idéal pour aller prendre nos courriels, Olivier jubile. Quelle malchance! C’est la panne d’électricité. Le lendemain matin c’est toujours la panne. Et oui c’est la réalité des îles.

À l’îlet Gosier nous parvenons à nous brancher pour une courte période, ce qui permet tout juste à Olivier de réserver son siège et à André de prendre ses courriels. C’est déjà la journée du départ – une semaine c’est vite passée. Notre vacancier nous quitte par une chaleur torride, même André trouve qu’il ne fait pas froid. Croyez-moi y fait chô!!

Méridien est bien grand, même si pour les prochains jours nous serons occupés à préparer notre départ vers la Dominique, il y a toujours un grand vide qui s’installe après le départ des invités.

À venir – photos de la Guadeloupe

samedi 6 février 2010

Février – Guadeloupe

Il y a sept ans nous avons passé 3 semaines en Guadeloupe. Nous avions grandement exploré l’île que nous avions trouvée en décrépitude. Depuis, il y a eu la crise intestine de l’an dernier en plus de la crise économique qui se fait sentir à la grandeur des Antilles. Nous sommes curieux de constater à nouveau l’état des choses.

Nous passerons le mois de février en Guadeloupe. Ma copine Lyne vient nous visiter du 6 au 13 février et Olivier, le fils de nos amis Louis et Marie-Josée y passera la semaine du 18 au 25 février. Je vous reviens donc à la fin février.

25 au 31 janvier – Antigua

Traversée très facile vers Antigua. Le calme plat - du moteur tout le long. Mais dans ce cas, le calme plat est préférable au vent, car le vent est prédominant de l’est et s’il s’époumone trop nous l’avons dans le nez pour la traversée. Nous avons simplement évité une bataille contre Éole.

Antigua n’était pas à l’itinéraire. Pour y être venus il y a une dizaine d’années, cette île ne fut pas un coup de cœur. C’est un point de vue bien personnel. Disons que la mer n’est pas aussi extraordinaire qu’on le dit. Sauf pour Barbuda qui vaut le détour. Mais nous n’avions pas le temps de faire un saut sur Barbuda – voici que je m’égare.

Le trajet devait donc être St Kitts – Guadeloupe. Pour ce faire, il faut naviguer à l’ouest de Montserrat, mais avec sa Soufrière qui crache sans cesse ses fumeroles, il est préférable de passer à l’est de l’île plutôt qu’à l’ouest (raison de l’arrêt à Antigua) si on veut s’’éviter des voiles trouées. Déjà que depuis St Martin, Méridien ressemble à un ramoneur de cheminées.

On s’accroche donc les pieds quelques jours sur un corps-mort à Jolly Harbour - Antigua. Le vent souffle fort pendant c’est quelques jours et la mer est opaque. On en profite pour faire des travaux d’entretien et de nettoyage, nous passons une journée à St John, sa capitale et sortons nos vélos pour une courte randonnée. Ici, la petite randonnée de vélo sur la route devient un sport extrême.

La veille de notre départ vers Falmouth, la seconde a osé souligner la chance que nous avions depuis quelques temps. Surprise! En quittant le mouillage le lendemain, un des instruments de navigation nous fait faux bond. Les mêmes instruments que la dernière fois, mais pas le même problème. Je vous épargne les détails techniques. Nous jetons donc l’ancre à l’entrée de Jolly Harbour, où nous retrouvons 1ère Escapade qui vient lui aussi d’y jeter l’ancre. Les deux gars passent l’après-midi à chercher la cause du problème. Le bateau est sans dessus-dessous, mais finalement tout se règle et le capitaine passe le lendemain à installer son nouveau jouet. Il faut dire que suite à notre mésaventure du Code Lock (vous vous souvenez?), le capitaine a magasiné à St Martin, un nouveau Raymarine ST60 au cas où. Il a eu le pif n’est-ce pas?

Nous quittons donc vers Falmouth, point de départ de la traversée sur la Guadeloupe. Nous connaissons également ce coin d’Antigua pour y avoir loué un catamaran et passé quelques jours avec des amis. Marthe et Martin certaines photos vous rappellerons sûrement des souvenirs.

Une journée de plus à Falmouth aurait été agréable, mais la fenêtre s’annonce pour le 1er février. Nous avons tout de même le temps d’en faire le tour, de revoir le magnifique port de Nelson’s Dockyard, d’y z’yeuter de supers voiliers (il y avait une régate) et d’assister au spectacle Iles et Ailes (jeux de mots ils et elles relations hommes-femmes).

Je me dois de raconter que l’été dernier j’ai entendu une entrevue avec couple Français qui donnait un spectacle sur leur voilier dans le vieux port de Montréal. Le nom de leur voilier - La Loupiote. Lorsque nous étions à St Barths nous avons remarqué ce voilier ancré dans le port, et c’est lorsque j’ai vu l’affiche annonçant le spectacle à Gustavia que la lumière fut, mais il était trop tard et nous l’avons manqué. Tout ca pour dire qu’ils étaient à Falmouth et rien ne nous aurait fait rater le spectacle. Nous en avons donc profité pour leur piquer une jasette après la représentation. Il faut dire qu’ils ont vécu 2 ans au Québec, alors ils semblaient bien contents d’entendre l’accent québécois (l’accent franco ontarien personne ne connait cela, il faut bien se l’avouer). Ils ont deux petites filles et prévoient faire le tour du monde, ils se dirigent vers Panama pour aller dans le Pacifique. Ca c’est l’aventure n’est-ce-pas?

Tel que prévu nous levons l’ancre sur la Guadeloupe le 1er février. Traversons avec 1ère Escapade qui en a marre d’attendre la bonne fenêtre vers Barbuda. Une traversée de 42mn, assez rapide avec des vents de 20-25 nœuds de travers, accompagnées de vagues de 6-8 pieds.

mercredi 27 janvier 2010

20 au 24 janvier – St Christopher (communément appelée St Kitts) & Nevis

La mer s’annonce houleuse à Saba d’ici quelques jours, c’est le temps de lever l’ancre. Encore une fois, une belle traversée de 40mn, vent travers de 15-20 nœuds. Nous jetons l’ancre dans le port de Basseterre à St Kitts en début d’après-midi. Le lendemain, la houle arrive. Puisque nous ne sommes pas les Bernard Moitessier de la navigation, le capitaine décide de prendre un quai à la marina. Ce qui nous fait doublement apprécier Basseterre.

Les Caribes l’appelaient Liamuiga (terre fertile). En 1493, Christophe Colomb, (encore lui) la renomma St-Christopher en l’honneur de son saint patron. Du nom Liamuiga il ne reste sur l’île que la montagne - 3792 pieds. Alors que des nuages couvraient la montagne de l’île voisine, tout juste au sud de St Kitts, Colomb se dit pourquoi ne pas appeler celle-ci Nevis (nuages – nieves en Espagnol) – qui a elle aussi sa montagne, le mont Nevis - 3182 pieds. St Kitts fait 68m2, Nevis en fait 36m2. Aux deux, elles comptent 46 000 habitants. Basseterre est la capitale de St Kitts et Charlestown de Nevis.

St Kitts et Nevis sont les plus vieilles colonies britanniques des Antilles, elles furent établies autour des années 1620. Depuis 1983, les îles jumelles sont indépendantes, mais toujours au sein du Commonwealth. Les Anglais et les Français se les sont disputées et même partagées, jusqu’à former une coalition anglo-française contre les autochtones, pour ensuite les massacrer. La coalition s’est arrêtée là et pendant 200 ans les guerres ont repris de plus belles entre Espagnols, Français et Anglais. C’est finalement le Traité de Versailles qui décida du sort des îles.

Nevis devient le point d’entrée et la plaque tournante du marché des esclaves dans les Antilles. Les plantations de tabac, de coton et de sucre sont en plein essor, grâce à l’exploitation des esclaves. Il y a eu jusqu’à 68 plantations à un certain moment. L’industrie de la canne à sucre a même persisté jusqu’en 2005. Quelques unes de ces plantations se sont conservées et connaissent un second souffle, quant aux autres, il n’en reste que des ruines bien intégrées au paysage.

Nos attentes de ces îles n’étaient pas très élevées mais elles furent une très belle découverte. Beaucoup d’histoire, malheureusement nous n’avons pas eu le temps d’en faire le tour et de nous en rassasier. Il faudra revenir.

Alors que nous nous attendions à retrouver une grande pauvreté avec de petites cases dont les rideaux battent au vent, nous avons trouvé St Kitts en pleine expansion. Il faut dire que c’était le temps des élections fédérales, alors les projets volaient de toute part. Les deux îles, tirent maintenant leurs revenus du tourisme. Depuis deux ans, un quai pour accueillir les bateaux de croisière et l’infrastructure qui s’y rattache sont en place. D’autres projets de développement sont également prévus. Le parti au pouvoir était bien content d’annoncer toutes ses réalisations alors que ses opposants critiquaient la vente de terrain pour développement touristique 0.99 le pied carré. L’île a encore son charme qui disparaîtra sûrement avec le nombre croissant de touristes. C’est toutefois encore le temps d’en profiter.

Une fenêtre propice se dessine, la traversée vers Antigua est éminente. Nous devions quitter le 25, nous partirons le 24. Météo oblige.

PS : Le parti travailliste a été réélu le 25 janvier.

18 au 19 janvier – Saba

Une belle navigation avec un vent travers arrière de 15 nœuds nous amène à Saba, à 28 mn de St Bart. Saba est une beauté naturelle. De loin c’est un pic émergeant de la mer. À l’approche, l’île s’impose et lorsqu’on mouille à ses pieds on a l’impression d’être tout petit. C’est magnifique et intimidant à la fois. Le capitaine est d’accord avec la leveuse d’ancre sur ce point.

Méridien est ancré pratiquement en pleine mer aux pieds de ce volcan éteint depuis 5000 ans. On qualifie Saba de « Unspoiled Queen ». L’infrastructure touristique est à son minimum. Saba est hors des sentiers battus. Nous étions deux-trois bateaux de passage, et les hôtels à peine occupés par les mordus de la plongée sous marine. Un mini bateau de croisière (spécialisé en plongée sous marine) s’est mouillé tout près de nous durant la nuit pour faire une descente nocturne dans la grande bleue.

Il faut dire qu’avec ses 13 km2 et ses 1500 habitants le tour est vite fait. À plus long terme on y va pour la plongée sous marine qui est la chasse gardée du Saba Marine Park et les pistes de randonnées entretenues par la Saba Conservation Foundation. Sinon on va y passer une journée à partir de Saint Martin, simplement pour y admirer le paysage.

Saba n’offre aucune protection aux navigateurs qui ont intérêts à y aller lorsque mère météo le permet. L’ancrage se fait dans 50 pieds d’eau, heureusement, le parc marin y a installé des corps morts ce qui facilite l’exercice. Les navigateurs doivent toutefois exercer beaucoup de prudence. Trois jours avant notre arrivée, (alors que nous attendions une fenêtre pour traversée à partir de St Bart) un malheureux accident s’est produit.

En résumé, il s’agit d’une famille Française qui a voulu aller à terre par la plage, plutôt que d’utiliser le port bien protégé, tel que le recommande le guide de navigation. Il s’agit d’une plage de roches. Plutôt que d’aller dans le port ils ont décidé beacher sur la plage de roches et le tout c’est terminé en tragédie. La une houle valsait à 8-10 pieds. L’annexe a culbuté en projetant le père et capitaine sur les roches. La femme et les trois enfants sont indemnes. Suite aux difficultés d’évacuation d’urgence, le père a finalement été transporté en Martinique, après un délai de 4 heures. Aux dernières nouvelles il a peu de chance de s’en sortir car il a de nombreuses fractures au crâne et gît dans un coma. Les citoyens de l’île étaient encore ébranlés par cet accident lors de notre passage. De notre côté ca nous rappelle à l’ordre et nous incite à la réflexion et à faire doublement preuve de prudence.

Il y a toute une histoire autour de la construction de la route qui mène de The Bottom à l’aéroport. Je vous épargne les détails au risque de m’étirer mais c’est très causasse. Saba a un aéroport depuis 1963, l’électricité continue depuis 1970. Avant la construction de la route qui relie tous les villages (il y en a quatre The Bottom, St John, Windwardside et Hell’s Gate) les gens utilisaient les pistes. Raison pour laquelle ils ont de si belles pistes aujourd’hui.

L’île vit principalement de l’industrie touristique et des enveloppes brunes de la mère patrie. De plus, Saba University of Medecine offre une formation de 5 semestres en médecine et est selon ce que l’on nous a dit très prisée des Américains et des Canadiens. L’université compte 300 étudiants donc un revenu de plus, y compris les dérivés qui s’y rattachent.

La particularité de Saba est la construction de ses maisons. Elles sont de petites tailles et ont un étage. Il y a un code de couleurs homogènes. Les maisons sont blanches aux toits rouges généralement construites en bois sur une base de pierre. Les fenêtres à guillotines aux volets anti-cycloniques sont peints en vert, bleu ou noir. Je vous laisse admirer quelques unes d’entre elles dans l’album de Saba.

jeudi 21 janvier 2010

14 au 17 janvier – Saint Barth

Saviez vous que Christophe Colomb a baptisé l’île de St Bart en l’honneur de son frère Bartholoméo en 1493. Deux siècles plus tard, l’île est rattachée à la Colonie de la Guadeloupe. Entre temps, comme toutes les îles, corsaires et pirates en font leur repaire. Puis, un échange entre Louis XVI et Gustav III, fait de l’île une possession Suédoise en 1784. Le port portera le nom de Gustavia. Suite à un référendum en 1878, Saint Barth retrouve sa nationalité française. Voilà pour la petite histoire.

L’île fait 25km2. Elle comptait 2500 habitants en 1974. Elle en compte aujourd’hui 9000. Cette croissance est due à l’industrie touristique, le moteur économique de l’île depuis les années 80.

Une location d’auto nous permet d’en faire facilement le tour en une journée. L’île est nickel, il y a de belles petites routes, de beaux points de vue à chaque tournants et les plages sont toutes accessibles au public. Gustavia est aussi une charmante petite ville. Un règlement municipal interdit toute construction dépassant la hauteur d’un palmier et il n’y a pas de palmiers royaux. L’île n’a pas subit la défiguration du développement sauvage comme à Saint Martin. Tout semble mieux organisé et structurer et la richesse y est omniprésente. Par les mégas yachts de passage (beaucoup d’activités sont organisées autour des mégas yachts de ce monde - festivités du 31 décembre, régates de toutes sortes etc.), par les complexes hôteliers de luxe et par les somptueuses villas que nous ne pouvons voir car elles sont dissimulées derrières des portes blindées.

Contrairement à ma croyance, il y a plusieurs très belles plages. Certaines sont achalandées d’autres plus isolées. Il n’en demeure pas moins que Gustavia est le cœur de l’île. C’est l’endroit où le jet set se fait voir dans les restaurants et les boutiques à griffe hors de prix. Car à St Bart ca prend du cash ou une chikachik plaquée de métaux précieux.

Le Lonely Planet rapporte le coût d’une location d’auto à 60€ par jour (nous avons payé 45€), plat principal dans un resto à 20€ (je dirais pour le lunch), location d’une chaise et d’un parasol sur la plage à 30€ (je ne pourrais dire) mais un après midi à la plage sur ta serviette est gratuit. Dans un resto, nous avons payé une bouteille d’eau 9€, (à l’épicerie on l’a payé 0.80 centimes), une bière peut varier entre 4 à 7€ et un expresso entre 2.5 et 3€. Le prix d’un maillot de bain à 260€ dans une boutique plutôt ordinaire à mis fin à notre fouinage dans les boutiques. Je me demande à combien se détaillait celui que j’ai vu dans la vitrine chez Louis Vuitton. On n’a pas osé entrer. Tout ca pour dire qu’effectivement c’est ridiculement cher, mais c’est la réalité des biens nantis de ce monde.

Les commerçants nous ont semblés plus sympathiques qu’à Saint Martin. Peut être à cause de la clientèle d’ici. Les formalités d’entrée se sont également très bien passées. Des frais quotidiens s’appliquent selon la taille du bateau. Pour nous ils s’élevaient à 17€. Ces frais étaient pour jeter l’ancre à l’extérieur du port et comprenaient l’accès au dinghy dock, l’utilisation des douches et le dépôt des ordures. Deux jours nous suffirent donc pour en faire le tour. Nous pouvons maintenant rayer St-Bart de notre liste d’îles à visiter. Been there, done that.

Certaines personnes se sont inquiétées de notre sécurité suite au tremblement de terre en Haïti. Nous en avons pris connaissance que le lendemain matin du désastre. Toutefois, le soir même à Gustavia il y a eu pendant deux heures une alerte au tsunami (dont nous n’avons pas eu connaissance car nous étions dans une baie isolée), alerte qui a été levée durant la soirée mais qui a crée la panique dans la communauté. J’aimerai bien savoir si nos amis qui étaient à Cuba et aux Bahamas au même moment ont ressentis les secousses, car c’est ce que les nouvelles rapportaient.

Nous sommes donc retourner au mouillage de l’anse des Colombiers quelques jours en attendant la bonne fenêtre pour aller sur Saba. Ses quelques jours nous ont permis de rayer de notre liste une multitude de projets sur le bateau. (lire : entretien, réparation et nettoyage)